Religion et pouvoir dans le monde romain 218 av. J.-C. - 235 ap. J.-C. Agrandir

Religion et pouvoir. Monde romain 218 av. J.-C. - 235 ap. J.-C.

Sous la direction de Catherine Wolff et Marie-Odile Laforge-Charles

Yann Berthelet, Laurent Bricault, Audrey Ferlut, Agnès Groslambert, Laurent Guichard, Yann Le Bohec, Romain Loriol, Gaëlle Perrot

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460602

9782350306025

23,70 €

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Traitant du sujet 2020 et 2021 d'Histoire ancienne de l'agrégation d'Histoire, cet ouvrage interroge les relations entre religion et pouvoirs.

Comme tous les clefs-concours, l'ouvrage est structuré en trois parties :

- Repères : le contexte historique 

- Thèmes : comprendre les enjeux du programme

- Outils : pour retrouver rapidement une définition, une date, un personnage, une référence. 

  • Hauteur : 17,8 cm
  • Largeur : 12 cm
  • Nombre de pages : 400

Introduction   13

À propos de la religion romaine        13

La religio         13

Les prêtres     17

Repères chronologiques         19

La République            19

• La guerre contre Hannibal   19

• Les conquêtes romaines et leurs conséquences      23

• Les guerres civiles de la fin de la République         27

L’Empire        31

• Installation du pouvoir impérial     31

• L’œuvre religieuse d’Auguste         35

Plan de Rome 40

Sources           41

Sources littéraires       41

Les descriptions ethnogéographiques           41

• Posidonios   41

• Strabon         42

• Pomponius Mela     42

• Pline l’Ancien          42

Les ouvrages historiques       43

• Polybe          43

• César            43

• Salluste         44

• Tite-Live      44

• Tacite           45

• Pline le Jeune           45

• Plutarque      46

• Suétone        46

• Appien         46

• Dion Cassius           47

• Les historiens juifs  47

Les œuvres morales et philosophiques         48

• Caton le Censeur     48

• Varron          48

• Cicéron         49

• Lucrèce         49

• Marc Aurèle 50

• Les compilateurs     50

• Les auteurs chrétiens           50

Le roman        51

La poésie et le théâtre            52

Livres sacrés   52

Sources épigraphiques et papyrologiques    53

Sources numismatiques         56

Sources iconographiques       57

Sources archéologiques          58

RepÈres

Prodiges, présages et signes divins    63

Crédulité, manipulation, rationalité   63

Les pratiques divinatoires à Rome :

diversité, complémentarité, combinaison      66

Le système des prodiges publics      66

Présages et incidents rituels   68

D’autres formes de divination           70

Multiplier et combiner les signes divins       72

Les signes et les relations de pouvoir           74

Pouvoirs publics, ambitions privées 75

La “géopolitique” des signes divins  79

Les auspices, entre autorité et pouvoir,

sous la République romaine et sous Auguste           83

Auspices et puissance des patriciens           84

Les prétentions auspiciales patriciennes      84

Auspices patriciens et prétentions gentilices patriciennes  87

Le privilège auspicial patricien de l’interrègne         89

Les magistrats de la plèbe étaient dépourvus d’auspices     89

La divination augurale ne se résumait pas aux auspices       91

Les augures étaient dépourvus d’auspices    91

Le droit d’obnuntiatio des magistrats et des augures           92

Indissociabilité des auspices et du pouvoir des magistrats  93

Auspices des magistrats et auctoritas des dieux       94

Des dieux auctores de l’action publique des magistrats       94

Les auspices d’investiture des magistrats du peuple romain           95

La loi curiate d’investiture des magistrats du peuple romain          96

Contrôle des auspices des magistrats par les augures et le Sénat    97

Saisine du collège augural en cas de conflit sur les auspices 98

Présence d’augures lors du vote de la loi curiate des magistrats      98

Templa auguraux pour “agir” auspicato avec le peuple ou le Sénat            99

Assistance augurale à la prise d’auspices des magistrats     100

Auspices, pouvoir et auctoritas d’Auguste  103

Les Compitalia et la réforme des carrefours

à la fin de la République et au début de l’Empire     107

La fête des quartiers   107

Compitalia et ludi compitalicii          107

Compitalia et recensement de la population 110

Les troubles de la fin de la République         113

Les réformes d’Auguste        116

La restauration des Ludi compitalicii            116

Les uicomagistri         120

thÈmeS

L’utilisation de la religion par César,

avec un appendice sur Lucullus        125

Le croyant et le manipulateur           126

Le contexte     126

La chronologie            126

La sincérité de César  127

L’idéologie de César   130

L’utilisation des dieux           131

Les dieux en général   132

Vénus  133

Fortuna           135

Appendice sur Lucullus        137

Le culte impérial pratiqué par les militaires

dans le calendrier de Doura-Europos            139

Doura-Europos, les fouilles et la découverte du Feriale Duranum  140

Le calendrier militaire 141

• Sa découverte           141

• Le document            141

• La date du feriale : 224-227 ?          141

• Un calendrier militaire religieux augustéen ?           142

Le contexte : la garnison        142

La mise en place du culte impérial    148

Le rôle d’Octavien-Auguste  148

• Le numen et le genius          148

• Augustus et diuus    151

• Le culte des Lares Augustales et les cultes officiels à l’empereur 153

De la gens Iulia à la domus diuina     155

• La domus Augusta   155

• Les diuae      156

Le culte dans le camp et l’importance de la Victoria impériale        158

Un calendrier avec de nombreuses fêtes liées aux empereurs          158

L’empereur dépositaire de la victoire           163

La religion des soldats des provinces rhénanes et danubiennes       167

Les soldats et les cultes dans les espaces publics    170

Les cultes dans les lieux de stationnement    170

Les cultes particuliers à certains groupes ou unités 180

Les soldats et le culte aux divinités poliades            182

Pratiques religieuses, hiérarchie et mission des soldats        185

Les pratiques religieuses sur ordre de la hiérarchie   185

Les pratiques religieuses liées aux missions des soldats      186

Les cultes privés :

se protéger, protéger les siens, créer une cohésion   188

Honorer les dieux, un don et un contre-don  191

Les vétérans et l’appropriation des dieux locaux     193

Isis, Sarapis et Rome : jeux d’échelles et de pouvoirs          195

Premiers contacts       198

Les relais sicilien et délien     198

Diasporas       199

La lente marche vers l’officialisation du culte à Rome         201

Des cultes privés très populaires      201

Isis Capitolina et le cœur de l’Vrbs   202

D’Auguste à Néron, faux semblants et arriérés historiographiques 203

Vespasien et la Realpolitik, de Sarapis à Isis           205

Les cultes isiaques entre pouvoir impérial et autorités locales        211

L’élan flavien et la seconde diffusion isiaque           211

Réalités locales et traditions inventées         213

La renaissance hadrianique    216

L’acmé sévérienne      219

L’identité isiaque       221

Un clergé spécifique   221

Associations isiaques 222

Les dieux dans la maison       223

L’affirmation d’une identité religieuse          225

Religion et pouvoir romains

face aux monothéismes judéen, juif et chrétien         229

Pouvoir romain et judaïsme   230

Rome et les Judéens de Palestine      230

Judéens et juifs à Rome et dans les cités romaines   231

Fiscus iudaicus, identité juive, parting of the ways 233

Les chrétiens dans les cités romaines            234

Les mouvements chrétiens : diversité et ouverture à la gentilité      234

Le christianisme de la Grande Église 236

L’organisation et la vie des communautés au sein de la cité 237

La diffusion du christianisme dans les cités de type romain           239

La critique de la religion romaine et des cultes traditionnels

par les chrétiens         241

L’apologétique occidentale :

Justin de Naplouse, Tertullien et Minucius Félix    241

Les critiques chrétiennes contre les dieux romains   242

Rejet de l’idolâtrie et des sacrifices   243

Rejet des cérémonies et des traditions de la religion civique            244

Rejet du culte impérial           245

Définir et surveiller l’inacceptable :

les poursuites contre les chrétiens    246

Des poursuites contre les chrétiens aux récits de persécution         246

Les poursuites en Orient, dans les capitales provinciales et de koinon      247

Les poursuites à Rome          248

Les poursuites en Gaule        248

Les poursuites en Afrique     250

Les griefs contre les chrétiens           251

Le fondement juridique des poursuites contre les chrétiens            255

À l’origine du déclenchement des poursuites :

l’empereur, le gouverneur et la foule 256

Les chrétiens dans la cité : mise à l’épreuve de la religion civique   260

Critiques et abstention : impact limité ou impact différé ?  260

L’impact des conversions et des persécutions

sur les réseaux sociaux dans la cité    261

Les supplices infligés aux chrétiens : subversion et remise en ordre           263

Outils

Cartes             268

Les conquêtes romaines en 200 av. J.-C.      268

Les conquêtes romaines vers 115 av. J.-C.   269

Le partage de 27 av. J.-C.      270

L’Empire romain en 14 ap. J.-C.       271

L’Empire romain à la mort de Commode      272

Tableau des principaux sacerdoces   274

Collèges majeurs        274

Sodalités         278

Chronologie    280

Arbres généalogiques 291

Arbre généalogique des Flaviens       291

Arbre généalogique des Julio-Claudiens        292

Arbre généalogique simplifié des Antonins (à partir de Trajan)      296

Arbre généalogique des Sévères         298

Biographies    299

Époque royale            299

Époque républicaine  299

Époque impériale       314

Bibliographie  343

Glossaire        381

Index   397

Catherine Wolff est professeur d’Histoire romaine à Avignon-Université. Ses domaines de recherche sont l’armée romaine et l’éducation dans le monde romain. Elle a publié sur ces deux sujets L’armée romaine. Une armée modèle ? (CNRS, 2012) et L’éducation dans le monde romain du début de la République à la mort de Commode (Picard, 2015). Directrice de collection chez Atlande, elle a également coordonné le présent ouvrage, dont elle a rédigé l’introduction et les outils.

Marie-Odile Laforge-Charles est maître de conférences en Histoire romaine à l’université d’Artois, spécialiste de la religion privée chez les Romains. Elle a notamment publié La religion privée à Pompéi (Centre Jean Bérard, 2009) et La norme religieuse dans l’Antiquité (avec Bernadette Cabouret, CEROR, 2010) et dirigé deux ouvrages : La Norme à Pompéi, ier siècle av. – ier siècle ap. J.-C. (Studi della Soprintendenza archeologica di Pompei, 2007) et Cultes romains et cultes locaux : persistance ou inter­pretatio?? (Artois Presses Université, 2014). Directrice de collection chez Atlande, elle a coordonné ce livre et écrit le chapitre sur les Compitalia et la réforme des carrefours.

Auteur d’une monographie sur les auspices des magistrats du peuple romain (Gouverner avec les dieux, Belles lettres, 2015), Yann Berthelet est titulaire de la chaire d’Histoire de l’Antiquité gréco-romaine de l’université de Liège depuis 2015. Ses recherches portent sur les dieux de Rome et du monde romain, sur les rites de consecratio à Rome, sur les aspects religieux du calendrier public romain et sur les magistrats d’époque augustéenne. Dans cet ouvrage, il a écrit la partie “Les auspices, entre autorité et pouvoir, sous la République romaine et sous Auguste”.

Laurent Bricault est professeur d’Histoire romaine à l’université Toulouse II Jean-Jaurès et membre senior de l’Institut universitaire de France. Spécialiste de l’histoire des religions de la Méditerranée antique, il a notamment publié Les cultes isiaques dans le monde gréco-romain (Belles lettres, 2013) et, avec Corinne Bonnet, Quand les dieux voyagent. Cultes et mythes en mouvement dans l’espace méditerranéen antique (Labor et Fides, 2016). Dans ce livre, il a écrit le chapitre “Isis, Sarapis et Rome”.

Audrey Ferlut est professeure agrégée au Lycée du Parc de Lyon et enseignante chercheuse rattachée à l’UMR 5189 HiSoMA. Ses recherches portent sur les divinités féminines dans les provinces de Gaule et des Germanies, sur les lieux et la manière de pratiquer les cultes autour de la religion vécue et sur les continuités avec les pratiques antérieures à la conquête. Elle a notamment publié plusieurs articles dans les colloques FERCAN. Dans cet ouvrage, elle a participé au chapitre “La religion des soldats des provinces rhénanes et danubiennes”.

 Agnès Groslambert est maître de conférences habilitée en Histoire romaine à l’université Lyon 3 Jean-Moulin. Après une thèse sur “Lambèse : naissance et développement d’une cité romaine”, ses recherches ont porté sur l’Afrique, les cités et la vie municipale, mais aussi sur l’armée et la religion romaine. Dans le présent livre, elle a rédigé le chapitre concernant le culte impérial dans le Feriale duranum de Doura-Europos.

Laurent Guichard est agrégé d’Histoire et maître de conférences d’Histoire romaine à l’université Savoie Mont-Blanc. Ses recherches actuelles portent sur l’histoire religieuse et politique du monde romain aux iiie et ive siècles. Dans le présent volume, il a rédigé la partie “Religion et pouvoir romains face aux monothéismes judéen, juif et chrétien”.

Yann Le Bohec est professeur émérite de l’université Paris-Sorbonne (Paris IV). Il a publié plus de trente livres et deux cents articles portant notamment sur l’armée romaine, l’Afrique romaine et la Gaule romaine. Dans cet ouvrage, il a écrit le chapitre “L’utilisation de la religion par César, avec un appendice sur Lucullus”.

Romain Loriol est maître de conférences en langue, histoire et littérature latines à l’université de Lyon 3 Jean-Moulin. Ses recherches portent sur les religions du monde romain, notamment sur les pratiques divinatoires à Rome, les signes divins et leurs interprétations. Il co-dirige actuellement un projet collectif de recherche (HiSoMA/AnHiMA) sur le vocabulaire religieux des Romains. Il a rédigé dans ces pages le chapitre “Prodiges, présages et signes divins”.

Gaëlle Perrot, doctorante en Histoire romaine à l’université Lyon 3 Jean-Moulin, travaille sur la relation entre les civils et les militaires dans les canabae du Rhin sous le Haut-Empire romain. Dans cet ouvrage, elle a rédigé le chapitre sur les sources.

INTRODUCTION

Étudier la religion romaine, c’est étudier un domaine qui nous est d’une certaine façon étranger. Les conceptions romaines de la religion ne sont en effet pas les nôtres et il faut se garder de leur appliquer les schémas qui nous sont habituels : ceux des religions monothéistes. Il s’agit d’une religion sans révélation, sans transcendance, sans dogmes. Scheid [2005, 2010, 2013a et 2013b] insiste sur l’erreur qui consiste à penser qu’il s’agit d’une “religion sans foi, sans émotion, sans spiritualité” et rappelle que “les rites de la religion collective des Romains ne sont pas vides” : c’est faire qui est croire, il faut considérer la religion romaine comme un “service public qui prescrit des rites et non des choses auxquelles il faut croire” ; c’est aussi une erreur que de considérer que le début de l’Empire marque le début de la décadence de la religion romaine.