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Pío Baroja, El árbol de la ciencia

18,86 €

par Xavier Escudero

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En lettre suivie

Traitant d’un des sujets 2023 et 2024 de l’agrégation externe d’Espagnol, cet ouvrage propose tout ce dont le candidat a besoin pour passer les épreuves.

Comme tous les Clefs-concours, l’ouvrage est structuré en trois parties :

  • -  Repères : le contexte historique et artistique;

  • -  Problématiques : comprendre les enjeux du programme;

  • -  Outils : pour retrouver rapidement une définition, une idée ou une référence.

Fiche technique

Référence
460822
ISBN
9782350308227
Hauteur :
17,8 cm
Largeur :
12 cm
Nombre de pages :
288
Reliure :
broché

Introduction    13


REPÈRES
Le contexte historique fin de siècle :
la Restauration (1875-1917) et la crise de 1898
La Restauration    21
La crise de 98    24

Pío Baroja et la Génération de 1898
Origines    39
Définition et réévaluation d’une génération    40
Les caractéristiques de la Génération de 1898    44
Pío Baroja et 98    48

Biographie circonstanciée de Pío Baroja
Jeunesse : de San Sebastián à Madrid    51
Madrid et la vie étudiante : la médecine et la littérature    53
Médecin à Cestona    58
L’expérience de la boulangerie : 1898 et la vie littéraire
(Madrid, Paris, “Itzeaˮ)    59
De 1913 à 1935 : la politique et l’Académie    65
1936-1956 : la guerre civile, l’exil, le retour définitif    68

L’œuvre de Baroja :
“silhouette” d’un vaste territoire de création
“Tierra vasca”    72
“La vida fantástica”    73
“La lucha por la vida”    74
“El pasado”    76
“La raza”    77
“Las ciudades”    77
“El mar”    78
“Agonías de nuestro tiempo”    80
“La selva oscura”    81
“La juventud perdida”    82
Autres    83


Pío Baroja et la littérature
La vocation littéraire    89
Les lectures de Baroja    91

Pío Baroja et la philosophie
ou la philosophie de Baroja dans El árbol de la ciencia
Pío Baroja : un écrivain “philosophiqueˮ    97
Pío Baroja, El árbol de la ciencia et Arthur Schopenhauer    99
Pío Baroja, El árbol de la ciencia et Friedrich Nietzsche    104
Le relativisme de Baroja    111
Pío Baroja et la religion    112


PROBLÉMATIQUES –
El árbol de la ciencia : un roman de contraste(s)

El árbol de la ciencia et la trilogie “La raza”
La dama errante et La ciudad de la niebla    115
Une trilogie “arbitraireˮ    117
“La mejor que yo he escritoˮ    113

La structure de El árbol de la ciencia
Un roman sans structure ? l’esthétique de la fragmentation    123
La première partie, “La vida de un estudiante en Madrid”    127
La deuxième partie, “Las carnarias”    128
La troisième partie, “Tristezas y dolores”    130
La quatrième partie, “Inquisiciones”    131
La cinquième partie, “La experiencia en el pueblo”    132
La sixième partie, “La experiencia en Madrid”    133
La septième et dernière partie, “La experiencia del hijo”    135
Une structure aérée et ramifiée    135
Un roman de formation et d’apprentissage    136

Pío Baroja : le roman et le style
L’année 1902    139
Pío Baroja : un rénovateur de la prose romanesque    141
Pío Baroja et sa conception du roman    144
Un roman ouvert et polyphonique    149
Une conception et une prose romanesque en débat    155

Les discussions philosophiques d’Andrés Hurtado
avec son oncle Iturrioz
Une première approche arbitraire    161
Les “crisesˮ philosophiques à répétition d’Andrés Hurtado    163
“Inquisiciones”    165
Entre Kant et Schopenhauer    169
Sapere aude    171
La voie de l’ataraxie    173
Les dernières discussions
et le sens tragique de la vie d’Hurtado    175

Pío Baroja et la science en débat dans El árbol de la ciencia
Andrés Hurtado et Fermín Ibarra face à la science    179
Pío Baroja et la “sainte scienceˮ    182
Le pouvoir de la science relativisé    185

Pío Baroja et la bohème dans El árbol de la ciencia
La bohème littéraire espagnole fin de siècle    187
Andrés Hurtado en bohème    190
Rafael Villasús : le bohème victime    191
La mort du bohème : une vision dégradée entre mythe
et réalité    192
Alejandro Sawa : modèle de Rafael Villasús ?
Entre mépris et compassion    196
Une relation contrariée avec la bohème    202

Les personnages : richesse et diversité d’un dramatis personae
Le personnage autobiographique    205
Typologie des personnages de Baroja :
les différentes catégories    209
Le défilé des personnages : l’ébauche de portraits
et de descriptions    213
Le grotesque    215
La voix narrative objective et subjective    217
Pío Baroja, peintre de ses personnages    219
Andrés Hurtado : personnage autobiographique
et intellectuel    221
La famille d’Andrés Hurtado     230
Luisito    231
L’oncle Iturrioz    231
Lulú, l’amour et les femmes    233
Andrés et Lulú    236
La description contrastée    239
Le mariage et la sexualité    240
Doña Leonarda et Niní    248
Julio Aracil    248
Montaner    249
Antonio Lamela    250
Fermín Ibarra    250
Ernesto Álvarez     250
José de Letamendi     252
Venancia     253
Dona Virginia (García)     253
Dorotea    253
Rafael Villasús (et ses deux filles Pura et Ernestina)    254
Le Frère Juan    254
Manolo el Chafandín     254
Antoñito Casares     255

Les espaces en dialogue dans El árbol de la ciencia
L’espace autobiographique    257
L’espace urbain    258
L’université    260
Les hôpitaux     261
Les quartiers populaires    262
Les maisons closes    263
Les cafés    263
L’espace rural    264
La description du paysage : une vue en accéléré ou “aérienneˮ    266
D’une Espagne objectivée à une autre fantasmée ou déformée    269

Épilogue    271


OUTILS
Définitions    275
Bibliographie    278

Xavier Escudero est agrégé d’Espagnol, professeur des universités à l’Université Littoral Côte d’Opale et spécialiste de littérature espagnole contemporaine. Ses travaux et publications portent notamment sur les fins de siècle, la bohème littéraire, la décadence ou encore l’“Espagne vide” et sur différents aspects et genres (conte, roman ; lien texte-image) de la prose narrative espagnole contemporaine ainsi que sur la traduction. Il est membre de l’Unité de recherche sur l’histoire, les langues, les littératures et l’interculturel (UR HLLI 4030) et membre associé du CRIMIC (Sorbonne Université).

Le personnage central – qui traverse les différentes strates de la société, en s’intéressant à la pauvreté, en s’interrogeant sur elle, et en se penchant sur l’injustice sociale, l’éducation ou le pouvoir – et le roman dans son ensemble semblent vouloir trouver une réponse ou une voie (sans issue) à certaines des grandes questions politiques et sociales du passage du xixe au xxe siècle : comment répondre à la demande de participation politique et de bien-être de la masse ? Comment dépasser une conception politique traditionnelle réservée à une élite à une autre plus démocratique, plus encline à la cohabitation et l’harmonie d’intérêts plurielles, d’opinions diverses digne d’une société moderne ? “O dicho de otro modo – pour poursuivre avec Juan Pro Ruiz –, cómo pasar del juego político elitista del liberalismo clásico a la política de masas que habría de caracterizar el siglo xx” [Pro Ruiz, 1998, p. 253]. Nous savons que Pío Baroja, qui diffuse dès 1901 les idées régénérationnistes avec ses acolytes (Azorín et Maeztu), doutait de l’efficacité de la démocratie. Peut-être, pour cette raison, préfère-t-il annuler toute solution au problème de l’Espagne en y mettant radicalement un terme. En effet, le suicide de Hurtado, au-delà du choix personnel d’annuler, d’annihiler sa propre existence, mais pas le problème à savoir l’inéluctable cruauté et injustice de la vie, peut être interprété comme l’impossibilité de passer, pour l’instant, à une autre Espagne, celle souhaitée par les régénérationnistes.