Par Vincent Lebrou et Quentin Feuillet-Mauchamp (dirs.).
France met. : 5€ ⭢ 24€ d'achat, 10€ ⭢ 48€, 15€ ⭢ 96€, 20€ au-delà. DOM-TOM : 12€, 20€, 28€, 40€
Tout ce dont le candidat a besoin pour le sujet 2025 de Science politique de l'agrégation externe de SES droit public et science politique.
Comme tous les Clefs-concours, l’ouvrage est structuré en trois parties :
- Repères : un rappel des concepts et de leur histoire ;
- Thèmes : comprendre les enjeux du programme ;
- Outils : pour retrouver rapidement une définition, une date, une référence.
Fiche technique
INTRODUCTION...................................................................................21
REPÈRES
PENSER LA CITOYENNETÉ À L’AUNE DE L’ÉTAT SOCIAL
(ET RÉCIPROQUEMENT) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Les différentes formes de citoyenneté
et leur apparition à travers l’histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
• Comment définir la citoyenneté ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
• Les droits politiques, ferment de l’État social naissant
dans la deuxième partie du xixe siècle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
• Un contexte politique et social propice
à l’affirmation de la citoyenneté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
• La théorisation des différentes formes de citoyenneté
de Thomas Marshall . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
La formation de l’État social
et de ses principaux domaines d’action . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
• Qu’est-ce que l’État social ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
• Saisir l’État social par ses politiques publiques
et son action à travers l’histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
LES FRONTIÈRES MOUVANTES DE L’ÉTAT SOCIAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
Les frontières nationales de l’État social . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
• Flux migratoires et État social . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
• La dimension transnationale de l’État social . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
Frontières de genre et action de l’État social . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
Vers une privatisation de l’État social ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
L’ÉTAT SOCIAL AU CONCRET :
DIVERSITÉ DES MODÈLES ET DES INSTRUMENTS D’ACTION . . . . . . . . . . . . . 52
Une diversité de modèles d’États sociaux dans le monde . . . . . . . . 52
Assurance et assistance :
les deux principaux modes d’intervention
et de financement de l’État social . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
Les principaux effets de l’action de l’État social
sur la citoyenneté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
Citoyenneté idéelle versus citoyenneté réelle :
des inégalités jamais pleinement surmontées/persistantes . . . . . . . . 62
• Une citoyenneté politique inégalement appropriée . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
• Des protections sociales remises en cause . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
• L’activation des droits sociaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
LES TRANSFORMATIONS DE L’ÉTAT SOCIAL CONTEMPORAIN . . . . . . . . . . . 68
Un État social “multi-niveaux” . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
• L’échelon local : des acteurs dépourvus de moyens . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
• L’échelon européen : une compétence secondaire, des effets majeurs . . . 70
• L’échelon international : d’une mondialisation à l’autre . . . . . . . . . . . . . 72
La diffusion du paradigme néolibéral
et les conséquences sur l’exercice de la citoyenneté . . . . . . . . . . . . 74
• Le virage néolibéral et la remarchandisation de l’État social
à partir des années 1970 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
• Les conséquences du virage néolibéral
et de la remarchandisation de l’État social sur la citoyenneté . . . . . . . . . 76
THÈMES
LES PREMIERS PAS D’UN ÉTAT SOCIAL
ET D’UNE CITOYENNETÉ AU XIXe SIÈCLE
L’HÉRITAGE RÉVOLUTIONNAIRE ET SES PROLONGEMENTS, OU LES LIMITES
DE LA CITOYENNETÉ (1789-ANNÉES 1870) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
Une ambition de la Révolution : le droit à l’assistance ou une
citoyenneté revendiquée, mais limitée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
Assistance, charité et philanthropie au temps du paupérisme . . . . . 89
Nombre de bureaux de bienfaisance
et des indigents secourus en France (1833-1871) . . . . . . . . . . . . . . 91
Les initiatives sociales limitées
de la Deuxième République au Second Empire . . . . . . . . . . . . . . . . 95
L’AFFIRMATION DE L’INTERVENTIONNISME SOCIAL RÉPUBLICAIN,
OU LES PREMIERS PROGRÈS DE LA CITOYENNETÉ (1870-1914) . . . . . . . . 99
Du pré-solidarisme
au solidarisme républicain du tournant du siècle . . . . . . . . . . . . . 100
Les différentes logiques de construction du système français
de protection sociale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
Entre étatisation et territorialisation du social . . . . . . . . . . . . . . . . 106
La médecine gratuite en France en 1887 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
L’affirmation difficile du cadre professionnel . . . . . . . . . . . . . . . . 110
ÉTAT SOCIAL ET CITOYENNETÉ EN DÉVELOPPEMENT (1914-1973)
LES INFLEXIONS DE L’ENTRE-DEUX-GUERRES
OU LES PROGRÈS RELATIFS DE L’ÉTAT SOCIAL
ET DE LA CITOYENNETÉ (1914-1939) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
Les conséquences de la Première Guerre mondiale
sur les politiques sociales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
Une marche hésitante
vers les assurances sociales de 1928-1930 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
La protection sociale des salariés de l’industrie et du commerce
avant la naissance de la Sécurité sociale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
Les progrès relatifs des assurances sociales
ou les limites de la citoyenneté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
Le régime de Vichy et sa Révolution nationale,
ou l’État social et la citoyenneté
remise en question (1940-1944) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
• Une politique familialiste et conservatrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
• Progrès et limites de l’État social sous Vichy,
ou une citoyenneté discriminée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
LE MOMENT 1945 :
LA NAISSANCE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
OU L’AVÈNEMENT D’UNE CITOYENNETÉ PLEINE ET ENTIÈRE ? . . . . . . . . 133
La Sécurité sociale en débat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133
L’année 1945 en perspective :
la naissance de la Sécurité sociale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
Les finalités sociales et politiques
du nouveau système social français . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
L’APPROFONDISSEMENT DE L’ÉTAT SOCIAL
ET L’AFFIRMATION DE LA CITOYENNETÉ
DURANT LES TRENTE GLORIEUSES (1945-1973) . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
L’installation de la Sécurité sociale dans le paysage français . . . . 141
L’affirmation du système de Sécurité sociale
ou les limites de la citoyenneté sociale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146
Les “oubliés” du système de Sécurité sociale,
ou les limites de la citoyenneté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149
DE LA COTISATION À L’IMPÔT :
QUELQUES REMARQUES
SUR L’ÉVOLUTION DES MODES DE FINANCEMENT DE L’ÉTAT SOCIAL
LE FINANCEMENT DE LA PROTECTION SOCIALE :
DES CHOIX DE SOCIÉTÉ ET NON DES DISPOSITIFS TECHNIQUES NEUTRES 158
Une protection sociale sans État social
avant la Première Guerre mondiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158
De la cotisation à l’impôt :
une histoire de l’étatisation de la Sécurité sociale . . . . . . . . . . . . . 161
L’ÉVOLUTION DU FINANCEMENT DE LA PROTECTION SOCIALE . . . . . . . 166
La fiscalisation de la protection sociale
entre évolution globale et situations contrastées . . . . . . . . . . . . . . 166
Une diversification en trompe-l’oeil
au nom du coût du travail ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173
La gouvernance par les nombres :
contenir et transformer l’État social . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180
DU FINANCEMENT DE LA PROTECTION SOCIALE
À SA FINANCIARISATION ET SA MARCHANDISATION . . . . . . . . . . . . . . . . 184
Privatisation de la protection sociale :
le cas emblématique des soins de santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185
Les dépenses socio-fiscales :
un financement caché de la protection sociale . . . . . . . . . . . . . . . . 189
La financiarisation du social
et la prédation des budgets publics . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193
L’ÉTAT SOCIAL DANS LE MONDE (XIXe-XXe SIÈCLES) :
ENTRE DIFFUSION D’UN MODÈLE UNIVERSEL,
PARTICULARISMES NATIONAUX ET DÉCONSTRUCTIONS CONTEMPORAINES
LA GENÈSE DES ÉTATS SOCIAUX :
ENTRE HISTOIRES NATIONALES ET INFLUENCE DES CHOCS MONDIAUX . . 202
Une diversité dans l’agencement des séquences :
aux origines des États sociaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202
• L’émergence des États sociaux :
entre primat de la citoyenneté politique
et consécration de la citoyenneté sociale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202
• Des régularités dans la genèse des États sociaux :
le rôle déterminant des crises et des guerres
dans leur structuration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 205
Expliquer la variété des trajectoires
prises par les États sociaux dans le monde . . . . . . . . . . . . . . . . . . 207
• Le rôle des représentations genrées
dans les trajectoires des États sociaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .207
• Prendre en compte l’architecture institutionnelle
dans la structuration des États sociaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 209
• Les besoins économiques et politiques du moment :
un facteur déterminant de la forme prise par les États . . . . . . . . . . . . . 211
COMMENT CIRCULENT LES MODÈLES D’ÉTATS SOCIAUX
DANS LE MONDE ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213
Une exportation du modèle occidental d’État social
dans le monde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213
Des résistances au modèle occidental d’État social . . . . . . . . . . . . 216
UN APERÇU DES ÉVOLUTIONS DES ÉTATS SOCIAUX DANS LE MONDE :
VERS UN DÉVOIEMENT GÉNÉRALISÉ ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219
Les mécanismes à l’origine du dévoiement
et de la remise en cause des États sociaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219
• Une néolibéralisation des États sociaux dans le monde . . . . . . . . . . . . . 220
• Un tournant néolibéral
qui s’accompagne d’une criminalisation de la misère . . . . . . . . . . . . . . 223
• Des contextes nationaux sources de fragilisation de l’État social . . . . . 225
Un État social résistant à la pression
(internationale et néolibérale) :
réflexions sur un cas limite aux confins de la planète . . . . . . . . . . 227
CONTRÔLER ET RESPONSABILISER LES INDIVIDUS :
L’ÉTAT SOCIAL À L’ÈRE NÉOLIBÉRALE
RESPONSABILITÉ INDIVIDUELLE ET CONTREPARTIES
AU COEUR DE L’ÉTAT SOCIAL ACTIF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 232
De l’État social à l’État social “actif”,
une nouvelle partition
entre responsabilité individuelle et responsabilité collective . . . . . 233
Le contrôle de la recherche d’emploi :
de l’examen des situations
à la surveillance des comportements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 238
La montée en puissance de la lutte contre la “fraude sociale” . . . . 240
INSTITUER LE CONTRÔLE AU COEUR DE L’ÉTAT SOCIAL :
LOGIQUES BUREAUCRATIQUES, DYNAMIQUES PROFESSIONNELLES . . . . . 242
La professionnalisation du contrôle au sein de l’État social . . . . . 243
Le contrôle en actes :
dilemmes et dissonances des agents de l’État social . . . . . . . . . . . 248
LA RESPONSABILISATION DES USAGERS ET SES APORIES :
INÉGALITÉS DE TRAITEMENT
ET AMBIVALENCES DES EFFETS DU CONTRÔLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 251
Tous et toutes égaux face au contrôle ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 251
À quelles fins les administrations contrôlent-elles
et pour quels effets ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 256
AUTONOMIE ET CITOYENNETÉ SOCIALE,
UNE LECTURE PAR LES INSTRUMENTS D’ACTION PUBLIQUE
CITOYENNETÉ SOCIALE ET AUTONOMIE :
CONSTRUCTIONS HISTORIQUES ET
GRAMMAIRES SYMBOLIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 266
Le régime des droits sociaux :
une autonomie saisie
à travers des affiliations socioprofessionnelles et familiales . . . . . 266
Le régime de l’inclusion sociale :
une autonomie axée sur l’individu
et ses caractéristiques propres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 270
Débats et définitions internationales de la citoyenneté sociale :
l’autonomie des individus face à un nouvel agenda politique
et de nouveaux instruments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 276
QUAND L’INSTRUMENTATION SE SAISIT DE L’AUTONOMIE
DANS LES POLITIQUES SOCIALES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 278
La citoyenneté sociale au concret :
une lecture par les instruments d’action publique . . . . . . . . . . . . . 278
La citoyenneté sociale de l’inclusion sociale
face à la révolution managériale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 281
Un recalibrage des interactions entre les politiques sociales,
ses agents et ses publics . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 286
LES STREET-LEVEL BUREAUCRATS DE L’ÉTAT SOCIAL EN ACTION :
LA CONSTRUCTION DE LA CITOYENNETÉ
DANS LES RENCONTRES ADMINISTRATIVES AU GUICHET
QUI SONT LES AGENTS SUBALTERNES DE L’ÉTAT ?
UN DÉTOUR HISTORIQUE, DE WEBER À LIPSKY . . . . . . . . . . . . . . . . . . 293
LES STREET-LEVEL BUREAUCRACTS
DANS LES TRAVAUX SOCIOLOGIQUES DEPUIS LA FIN DES ANNÉES 1990 :
SAISIR LES PRATIQUES PAR L’ANALYSE DE LA TRAJECTOIRE SOCIALE . . . . 295
LES STREET-LEVEL BUREAUCRATS AUJOURD’HUI :
LA CONSTRUCTION DE LA CITOYENNETÉ AU GUICHET
DANS UNE NOUVELLE ORGANISATION DU TRAVAIL . . . . . . . . . . . . . . . . 299
La dématérialisation des services publics
et l’externalisation du “sale boulot” . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 299
Les guichets des nouveaux intermédiaires :
la citoyenneté construite dans la familiarité
et la mise à distance des institutions de l’État social . . . . . . . . . . . 302
Vers des nouveaux lieux de sociabilité
et de socialisation (féminins) :
l’exemple des espaces France services . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 304
(Re)définir les street-level bureaucrats
et leur pouvoir discrétionnaire ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 306
NON-RECOURS, CITOYENNETÉ SOCIALE
ET INÉGALITÉS D’ACCÈS AUX DROITS :
LES ANALYSES DES RAPPORTS DES INDIVIDUS À L’ACTION PUBLIQUE
PENSER LE NON-RECOURS AUX DROITS SOCIAUX . . . . . . . . . . . . . . . . . 314
Le non-recours comme décision d’un acteur rationnel . . . . . . . . . 315
Dépasser le modèle de la décision :
les approches de la “réception” des politiques publiques . . . . . . . . 317
LE NON-RECOURS
ET LA CRITIQUE DES ÉVOLUTIONS DE L’ÉTAT SOCIAL . . . . . . . . . . . . . . 320
Le non-recours
comme effet de la dualisation de la protection sociale . . . . . . . . . . 320
Le non-recours
comme indicateur de la fragilisation de la citoyenneté sociale . . . 323
PENSER LES INÉGALITÉS FACE AUX DROITS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 325
Penser les liens entre citoyenneté sociale et citoyenneté civique . . 325
La structure inégalitaire des rapports à l’État . . . . . . . . . . . . . . . . 327
Penser la production de la distance aux droits . . . . . . . . . . . . . . . 329
L’ÉTAT SOCIAL DE QUI ?
SÉPARER ÉTAT SOCIAL ET ÉTAT-NATION :
LES RÉGIMES D’INCORPORATION DES ÉTRANGERS . . . . . . . . . . . . . . . . . 335
L’État social national
et les débuts de l’incorporation des étrangers . . . . . . . . . . . . . . . . 335
Penser les régimes d’incorporation des étrangers
dans la citoyenneté sociale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 338
UNE CITOYENNETÉ SOCIALE INTERNATIONALE ET HIÉRARCHISÉE . . . . . 340
La déterritorialisation et la dénationalisation des droits sociaux . . 340
La racialisation des droits sociaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 342
OUTILS
BIOGRAPHIES
BOURGEOIS LÉON (1851-1925) :
L’INVENTEUR DU SOLIDARISME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 349
COLUCCI MICHEL DIT COLUCHE (1944-1986) :
CRÉATEUR DES “RESTOS DU COEUR” . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 350
CROIZAT AMBROISE (1901-1951) :
L’AUTRE PÈRE FONDATEUR DE LA SÉCURITÉ SOCIALE . . . . . . . . . . . . . . 351
GÉRANDO (DE) JOSEPH-MARIE (1772- 1842) :
ACADÉMICIEN ET PHILANTHROPE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 352
GUIEYSSE PAUL (1841-1914) :
MATHÉMATICIEN ET ÉGYPTOLOGUE, RAPPORTEUR DE LA LOI DE 1910
SUR LES RETRAITES OUVRIÈRES ET PAYSANNES . . . . . . . . . . . . . . . . . . 353
LAROQUE PIERRE (1907-1997) :
PÈRE FONDATEUR DE LA SÉCURITÉ SOCIALE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 355
MONOD HENRI-CHARLES (1843-1911) :
UNE FIGURE DE L’ASSISTANCE PUBLIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 356
PARODI ALEXANDRE (1901-1979) :
MINISTRE DU TRAVAIL ET DE LA SÉCURITÉ SOCIALE . . . . . . . . . . . . . . . 357
RICARD LOUIS (1839-1921) :
RAPPORTEUR DE LA LOI DE 1898
SUR LA RÉPARATION DES ACCIDENTS DU TRAVAIL, MAIRE DE ROUEN,
MINISTRE DE LA JUSTICE ET PRÉSIDENT DE LA COMMISSION
DE CODIFICATION DES LOIS OUVRIÈRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 358
SIEGFRIED JULES (1837-1922) :
MAIRE DU HAVRE, DÉPUTÉ RÉPUBLICAIN, MINISTRE DU COMMERCE
ET SÉNATEUR, PROMOTEUR DU LOGEMENT SOCIAL EN FRANCE . . . . . . . 360
VILLENEUVE-BARGEMONT ALBAN (DE) (1784-1850) :
ADMINISTRATEUR, PARLEMENTAIRE ET ÉCONOMISTE CATHOLIQUE . . . . . 362
VILLERMÉ LOUIS-RENÉ (1782-1863) :
MÉDECIN, ACADÉMICIEN ET ENQUÊTEUR SOCIAL . . . . . . . . . . . . . . . . . 363
WRESINSKI JOSEPH (1917-1988) :
FONDATEUR DU MOUVEMENT ATD QUART MONDE
ET FIGURE DE LA LUTTE CONTRE LA MISÈRE DANS LE MONDE . . . . . . . . 364
BIBLIOGRAPHIE........................................................................................367
GLOSSAIRE...............................................................................................399
INDEX.......................................................................................................421
NOTICE
Un système de circulation entre fiches est proposé en cours de texte.
Exemple : (v. De la cotisation à l’impôt).
Les renvois à la bibliographie sont indiqués entre crochets. Par exemple,
[DUCHESNE, 2022] renvoie à l’ouvrage de Sophie Duchesne de 2022 cité
dans la bibliographie. Les lettres suivant la date (a, b ou c) permettent de
différencier les ouvrages ou articles publiés par un auteur la même
année. Les références bibliographiques citées en cours de texte sont des
références annexes ne figurant pas dans la bibliographie.
L’* placé après un mot signale que ce mot figure dans le glossaire.
Quentin Feuillet-Mauchamp est professeur agrégé de sciences économiques et sociales au lycée Sévigné à Charleville-Mézières et chargé de cours à Sciences Po Lille. Il a coordonné l’ouvrage avec Vincent Lebrou et rédigé la partie Repères ainsi que le chapitre “L’État social dans le monde”.
Vincent Lebrou est maître de conférences en science politique à l’université Marie et Louis Pasteur de Besançon. Il est également membre du Centre de recherches juridique de Franche-Comté (CRJFC) et membre associé du laboratoire Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe (SAGE) de Sciences Po Strasbourg. Ses travaux portent sur l’européanisation de l’action publique, notamment dans le domaine de la protection sociale. Il a coordonné l’ouvrage avec Quentin Feuillet Mauchamp et rédigé la partie Repères ainsi que le chapitre “L’État social dans le monde”.
Philippe Batifoulier est professeur en sciences économiques à l’université Sorbonne Paris Nord et membre du Centre d’économie de l’université Paris 13 (CEPN). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la santé et la protection sociale. Il a notamment publié Capital santé. Quand le patient devient client. (La Découverte, 2014) et Économie de la santé, avec Nicolas Da Silva et Jean-Paul Domin (Dunod, 2025). Il a corédigé le chapitre “De la cotisation à l’impôt : quelques remarques sur le financement de l’État social”.
Antonin Besch est doctorant en sociologie au laboratoire Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe (SAGE) de l’université de Strasbourg. Il travaille sur la dématérialisation et la mutualisation des services publics, en s’intéressant aux guichets France services. Il a publié en 2024, avec Chloé Devez, un article dans la revue Mouvements, “France services : le ‘retour du service public au coeur des territoires’,
entre standardisation et adaptation localisée”. Il a rédigé le chapitre “Les street-level bureaucrats de l’État social en action. La construction de la citoyenneté dans les rencontres administratives au guichet”.
Clara Deville est chargée de recherche en sociologie, au sein du Centre d’économie et de sociologie appliquées aux espaces ruraux (CESAER) de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE). Ses recherches portent sur le rapport des classes populaires à l’État. Elle a notamment étudié les politiques de dématérialisation du revenu de solidarité active (RSA) et leurs effets sur l’accès aux droits des classes populaires rurales. Cette recherche est publiée dans L’État social à distance. Dématérialisation et accès aux droits des classes populaires rurales, ouvrage paru aux éditions du Croquant en 2023. Elle a rédigé le chapitre “Non-recours, citoyenneté sociale et inégalités d’accès aux droits : les analyses des rapports des individus à l’action publique”.
Victor Duchesne est maître de conférences en sciences économiques à l’université Sorbonne Paris Nord et membre du Centre d’économie de
l’université Paris 13 (CEPN). Il a publié plusieurs articles sur la protection sociale. Il est spécialiste des questions de transformation du système de Sécurité sociale français. Il a corédigé le chapitre “De la cotisation à l’impôt : quelques remarques sur le financement de l’État social”.
Karim Fertikh est maître de conférences en science politique (Sciences Po Strasbourg), chercheur au sein du laboratoire Sociétés, acteurs et gouvernement en Europe (SAGE) et ancien membre de l’Institut universitaire de France (IUF). Ses recherches s’inscrivent en histoire sociale des idées politiques et en sociologie de l’international. Il a récemment publié “Une décolonisation de la Sécurité sociale. D’une ‘modernisation’ coloniale française à sa remise en cause en Afrique subsaharienne”, article paru dans la revue Genèses en 2023. Il a rédigé le chapitre “L’État social de qui ?”.
Olivier Giraud est politiste, directeur de recherche au CNRS, rattaché au Lise (UMR 3320, CNRS-Cnam, Paris). Il est spécialiste d’analyse comparée des politiques sociales, notamment du vieillissement et du
handicap. Il a dirigé avec Barbara Rist le numéro de la Revue des politiques sociales et familiales, “Politiques sociales et autonomie”, paru en novembre 2025 et, avec Gwenaëlle Perrier, l’ouvrage Politiques sociales : l’état des savoirs, (La Découverte, 2022). Il a rédigé le chapitre “Autonomie et citoyenneté sociale, une lecture par les instruments d’action publique”.
Antony Kitts est docteur en histoire contemporaine et chercheur associé au Groupe de recherche en histoire de l’Université Rouen Normandie (GRHIS, université de Rouen-Normandie). Il s’est spécialisé dans l’his- toire de la pauvreté et des politiques sociales. Il a notamment publié “Bons” et “mauvais” pauvres. Représentations et prises en charge de la pauvreté en Normandie au XIXe siècle (PUC/PURH, 2022) ; avec Yannick Marec et Olivier Vernier, La pauvreté et sa prise en charge en France (1848-1988), paru chez Atlande en 2022, et coordonné (avec Ludivine Bantigny, Pascal Dupuy, Olivier Feiertag et Jean-Yves Frétigné), De la pauvreté à la protection sociale : histoire et patrimoine. Mélanges offerts à Yannick Marec (PURH, 2022). Il a corédigé les deux premiers chapitres de l’ouvrage : “Les premiers pas d’un État social et d’une citoyenneté au XIXe siècle” et “État social et citoyenneté en développement (1914-1973)”.
Yannick Marec est professeur émérite en histoire contemporaine et membre du Groupe de recherche en histoire de l’Université Rouen Normandie (GRHIS), ancien président du conseil scientifique de la Société française d’histoire des hôpitaux (2013-2025) et ancien viceprésident du conseil scientifique du Comité d’histoire de la Sécurité sociale. Lauréat de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques), il a publié avec Antony Kitts et Olivier Vernier, La pauvreté et sa prise en charge en France (1848-1988) (Atlande, 2022). Il a corédigé les deux premiers chapitres de l’ouvrage : “Les premiers pas d’un État social et d’une citoyenneté au XIXe siècle” et “État social et citoyenneté en développement (1914-1973)”.
Jean-Marie Pillon est sociologue, maître de conférences à l’université de Jean Monnet de Saint-Étienne (Centre Max Weber et Centre d’études de l’emploi et du travail). Ses travaux portent sur les transformations du service public en général et du service public de l’emploi en particulier. Il a publié, avec Claire Vivès et Luc Sigalo Santos, “Contrôler les chômeur·ses pour atteindre le plein emploi ?” (Connaissance de l’emploi, 2024) et Pôle emploi. Gérer le chômage de masse (Presses universitaires de Rennes, 2017). Il a corédigé le chapitre “Contrôler et responsabiliser les individus : l’État social à l’ère néolibérale”. Luc Sigalo Santos est sociologue et politiste, maître de conférences à Aix-Marseille Université. Il est membre du Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (LEST) et du Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET). Ses travaux portent sur la régulation institutionnelle des aspirations et choix professionnels (artistes, chômeurs, doctorants). Il a publié avec Jean-Marie Pillon et Claire Vivès, “Le contrôle des inscrits : un enjeu au coeur de France travail” (Droit social, 2024) et L’administration des vocations. Enquête sur le traitement public du chômage artistique (Dalloz, 2018). Il a corédigé le chapitre “Contrôler et responsabiliser les individus : l’État social à l’ère néolibérale”. Claire Vivès est sociologue, ingénieure de recherche au Conservatoire national des arts et métiers et rattachée au Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (LISE) ainsi qu’au Centre d’études de l’économie et du travail (CEET). Ses travaux portent sur les réformes du service public de l’emploi et les interactions entre système d’emploi et protection sociale. Elle a publié, avec Luc Sigalo Santos, Jean-Marie Pillon, Vincent Dubois et Hadrien Clouet, Chômeurs, vos papiers ! (Raisons d’Agir, 2023) et a coordonné avec Laure Camaji le rapport de recherche “Le contrôle de la recherche d’emploi : normes, agents, contentieux” (Institut Robert Badinter, 2025). Elle a corédigé le chapitre “Contrôler et responsabiliser les individus : l’État social à l’ère néolibérale”.
[...] l’originalité de cet ouvrage qui cherche à explorer l’État social non pas à l’aune des aspects les plus techniques – de son financement aux politiques qu’il produit –, mais bien du type de lien qu’il parvient à établir avec des individus le plus souvent pensés comme les membres actifs d’une communauté politique et culturelle avec lesquels ils entretiennent pourtant des rapports très différenciés. Principalement centré sur le cas français, le propos collectif énoncé ici s’efforcera autant que possible de puiser à l’étranger des cas d’étude permettant de confronter la dimension nationale du processus étudié à des phénomènes tels que l’européanisation* des politiques publiques ou encore la mondialisation* de l’économie et des marchés du travail (sur ce plan, v. notamment L’État social dans le monde).