Sartre, Le Mur
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  • Sartre, Le Mur

Sartre, Le Mur

18,01 €

Par Stéphane Chaudier et Frédéric Martin-Achard.

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Et en lettre suivie pour la France métropolitaine !

Traitant de l’œuvre du siècle dernier au programme des agrégations externes de Lettres classiques et de Lettres modernes, l’ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat.

Comme tous les Clefs-concours de Lettres modernes, l’ouvrage est structuré en quatre parties :

-Repères : le contexte historique et littéraire;
-Problématiques : comprendre les enjeux de l'œuvre;
-Le travail du texte : questions de langue, de stylistique et de grammaire;
-Outils : pour retrouver rapidement une définition ou une référence.

Fiche technique

Référence
460757
ISBN
9782350307572
Hauteur :
17,8 cm
Largeur :
12 cm
Nombre de pages :
300
Reliure :
broché

AVANT-PROPOS

REPÈRES

ÉLÉMENTS BIOGRAPHIQUES

L’APPORT DES CHRONOLOGIES “PLÉIADE” :

QUELQUES DATES CLÉS COMMENTÉES  

L’APPORT D’ANNIE COHEN-SOLAL, BIOGRAPHE

LE CRITÈRE DE LA LONGUEUR DES NOUVELLES ET SA PERTINENCE

NOUVELLES “MASCULINES”ET “FÉMININES”

“La chambre” : petit drame en deux actes ?

“Intimité” : petit drame en quatre actes ?

“L’ENFANCE D’UN CHEF”

L’ACTION, L’ESPACE ET LE TEMPS

“LE MUR” (P. 11-37)

L’incipit : un interrogatoire (p. 11-12)

Le huis clos carcéral (p. 13-31)

• p. 12-14 : de la salle à la cellule

• p. 15-17 : la confirmation officielle de la sentence par les phalangistes

• p. 17-25 : l’arrivée du Belge (annoncée p. 16)

    et le conflit ouvert avec Pablo

• p. 25-28 : les analepses narratives et le travail de la mémoire

• p. 28-31 : l’accélération du temps et la fin de la nuit

L’épilogue dédoublé (p. 31-37)

• p. 31 : la disparition de Juan et Tom

• p. 31-37 : le sort de Pablo

“LA CHAMBRE” (p. 41-76)

Première section (1). Dans la chambre de Mme Darbédat

(p. 41-48)

Première section (2). Dans l’appartement d’Ève et de Pierre

 (p. 49-76)

• p. 49-51 : Ève et Charles, seuls

• p. 51-53 : père, fille et gendre dans la chambre du malade

• p. 53-58 : père et fille à nouveau seuls, dans le salon

• p. 58-59 : M. Darbédat, seul, hors de l’appartement.

Épilogue de la première section

Deuxième section. Dans la chambre de Pierre.

Ève et son mari seuls

• p. 60-63 : Ève dans son salon, seule

• p. 63-76 : Ève et Pierre dans le laboratoire de la folie

“ÉROSTRATE” (p. 79-99)

• p. 79-81 : “mon sixième de la rue Delambre” (p. 80)

• p. 81-85 : avec des prostituées, dans des hôtels de passe

• p. 86-87 : “le dimanche”, “au Châtelet” (p. 86), puis retour

• p. 87-89 : “Un lundi matin”, au “bureau”

• p. 89-92 : “Je restais maintenant des semaines entières sans paraître

au bureau.” ; “On me congédia au début d’octobre.” .

• p. 92-94 : “pendant les quinze jours qui suivirent”

• p. 94 : “Le 27 octobre, à six heures du soir” :

début du compte à rebours

• p. 94-96 : suite du compte à rebours

• p. 97-98 : le meurtre du gros homme et l’acte gratuit

• p. 98-99 : “une erreur impardonnable”. Le dénouement parodique

“INTIMITÉ” (p. 103-148)

Un espace désancré : la couche conjugale (p. 103-113)

Un espace ancré, entre rive gauche et rive droite (p. 114-135)

• Rive gauche

• Rive droite, la Samaritaine (p. 127-129)

• Retour “rive gauche” (p. 129-135). Un viol pour rire

Un nouveau désancrage :

entre deux hommes, entre deux chambres

Retour à l’espace ancré : le Dôme (p. 147)

L’ENFANCE D’UN CHEF”

Le séquençage de la nouvelle

• L’enfance sans mots mais non sans pensée (p. 151-165) : 14 pages

• Premiers apprentissages scolaires et temps de latence et de léthargie

(p. 165-175) : 10 pages

• La puberté de la conscience (p. 175-222) : 47 pages

• Le Bel Ami de l’Action française (p. 223-244) : épilogue en 21 pages

L’agencement des paragraphes

• Le temps de l’enfance (presque) sans langage

• Premiers apprentissages scolaires et temps de latence et de léthargie

(p. 165-175) : 10 pages

• La puberté de la conscience (p. 175-222) : 47 pages

• Le Bel Ami de l’Action française (p. 223-244) : épilogue en 21 pages

 

LE TEMPS ET L’EFFET “RECUEIL” DANS LE MUR

LE TEXTE ET SES ENJEUX .

LA NATURE : MOLLESSE ET INCONSISTANCE

PARIER SUR LE CORPS

“LE MUR” : LA CONTINGENCE ET LA CONSCIENCE

Hypothèse d’une lecture nietzschéenne

De l’orgueil à l’orgueil : un rire qui vient de loin

Rire avec Pablo

Sartre relecteur de lui-même

“LA PUISSANCE ET L’ACTE”

Les hypothèses de travail

Les données du problème

Quelques preuves textuelles

• Une “chambre” où nul n’est à sa place

• “Érostrate” ou le désert de l’amour

• L’érotologie de Lulu

 

TRAVAIL DU TEXTE

 

LEXICOLOGIE

ÉTUDE DE QUELQUES OCCURENCES

 Laisser-aller . . . . . .

Constitutionnel

Impuissant

Personnellement

Souriant

Fureur

Aventure

Religieux

• Le présent

• L’alternance passé simple/imparfait

• Futur et conditionnel

LA PHRASE

Les réarrangements communicatifs

• La phrase emphatique

• La phrase passive

• La phrase impersonnelle

Les phrases atypiques

• La phrase non verbale

• La phrase à présentatif

“BELLE LANGUE” OU GAUCHISSEMENT DE LA LANGUE ?

Le subjonctif imparfait

L’ordre des mots

Les pronoms on et ça

Tours “populaires” et “oralisants”

Le lexique : familiarité et répétitions .

LES DISCOURS INTÉRIEURS : L’ENDOPHASIE DANS “INTIMITÉ”

Monologue intérieur, monologue narrativisé et point de vue :

point théorique

Les monologues intérieurs dans “Intimité” :

questions énonciatives

Le patron endophasique sartrien

DISCOURS INDRIECT LIBRE ET POINT DE VUE REPRÉSENTÉ

DANS “L’ENFANCE D’UN CHEF”

Le DIL dans “L’enfance d’un chef”

Le PDV

Une nouvelle entre deux rives atlantiques ?

 

OUTILS

 

ŒUVRES DE SARTRE

QUELQUES ŒUVRES CONTEMPORAINES DU MUR

CRITIQUE LITTÉRAIRE ET STYLISTIQUE

OUVRAGES ET ARTICLES DE LANGUE

BIBLIOGRAPHIE

SARTRE

GLOSSAIRE

Stéphane Chaudier est professeur à l’université de Lille où il enseigne la langue et la littérature des XXe et XXIe siècles. Spécialiste de Proust auquel il a consacré deux ouvrages, Proust et le vocabulaire religieux, la cathédrale profane (Champion, 2004) et Proust ou le démon de la description (Garnier, 2019), il s’intéresse aussi à l’expression contemporaine, et notamment à la chanson française.

Frédéric Martin-Achard est maître de conférences en stylistique et littérature française contemporaine à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne. Ses travaux portent sur le monologue intérieur, le personnage romanesque, le collage, le cliché et l’ironie. Il a publié Voix intimes, voix sociales. Usages du monologue romanesque aujourd’hui (Classique Garnier, 2017), co-dirigé un volume collectif, Retrait, effacement, disparition dans la littérature et les arts (PUR, à paraître en 2022), un numéro de la revue Fixxion sur le statut du personnage (décembre 2021) et de la revue Carnets sur l’ironie contemporaine (à paraître en 2022), et co-édité des conférences inédites de Sartre sur le roman (Études sartriennes, n° 16, 2012).

"L’effet de bouclage est évident: par la référence spatiale au Dôme, les pages 114 et 146 se répondent et le texte enfonce le clou. On y apprend que Lulu a caché́ jusqu’au dernier moment sa décision de laisser en plan Pierre et l’aventure niçoise.

Rirette explique à l’amant un peu marri mais qui, virilement, fait bonne figure, que “sa” Lulu est “très dissimulée” ; c’est surtout une adorable petite menteuse; elle prétend que les Texier sont venus à l’hôtel du Théâtre pour la persuader de revenir: “Je me demande qui leur a donné l’adresse”, se demande rêveusement Pierre (p. 147); ce faisant, il reprend textuellement (et pour nous, lecteurs, l’ironie d’un tel dispositif est patente) les mots d’une Lulu dont la lettre contient cette information capitale : “Les Texier sont venus (je ne sais pas qui leur a donné l’adresse)” (id.). À quelques lignes de distance, la phrase est répétée; la première fois, au tout début de la lettre, elle figure entre parenthèses; la deuxième fois, elle est assortie de cette hypothèse: “ils ont dû me voir par hasard quand je suis sortie de l’hôtel ce matin avec Rirette” (id.). C’est un fait, confirmé par Rirette, que les deux amies se sont vues le matin, de neuf heures à onze heures (p. 146). Le lecteur se souvient qu’elle-même a donné à henri l’adresse de son hôtel (p. 143); c’est donc à son mari qu’elle dit la vérité – et à son amant qu’elle ment: car s’il était vrai que les Texier sont bel et bien venus (ce que rien ne prouve), il est évidemment faux, en revanche, de prétendre qu’elle ignore qui a fourni à son mari le moyen de la retrouver, puisque ce n’est personne d’autre qu’elle."