Boileau, Satires et Art poétique Agrandir

Boileau, Satires et Art poétique

Delphine Reguig et Claire Fourquet-Gracieux

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460684

9782350306841

18,01 €

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LA référence pour l’agrégation de Lettres

  • Hauteur : 17,8 cm
  • Largeur : 12 cm
  • Nombre de pages : 352
  • Reliure : broché

INTRODUCTION

REPÈRES

BOILEAU-DESPREAUX:OMBRES ET LÉGENDE

TROIS ÉVÉNEMENTS ÉDITORIAUX : 1666,1674,1701

LA SATIRE UN GENRE HÉRITÉ

L’ART POÉTIQUE ACTUALITÉ ET DIGNITÉ DE LA POÉSIE

PROBLÉMATIQUES

L’INSTITUTION DU POÈTE

POLYMORPHIE DES SATIRESGENRE DU DÉFAUT

L
E CHANT DE LART POÉTIQUE, POÈME POUR TEMPS DE CRISE

CONCLUSION

TRAVAIL DU TEXTE

ORTHOGRAPHE

L
EXICOLOGIE

SYNTAXE

QUESTIONS DE SYNTHÈSE

STYLISTIQUE

BIBLIOGRAPHIE

Delphine Reguig est professeure de Littérature française du XVIIe siècle à l'Université Jean Monnet de Saint-Étienne. Ses travaux, qui se situent au croisement de l'histoire des idées et de la poétique, ont donné lieu à des publications parmi lesquelles on peut compter Le Corps des idées : pensées et poétiques du langage dans l'augustinisme de Port-Royal (Arnaud, Nicole, Pascal, Mme de Lafayette, Racine), Paris, Champion, 2007 et Boileau poète. "De la voix et des yeux...", Paris, Classiques Garnier, 2016. Elle a rédigé, à destination du public étudiant, l'ouvrage Histoire littéraire du XVIIe siècle, Paris, Armand Colin, collection "Cursus", 2017. Elle est actuellement responsable de l'édition critique en ligne du Parallèle des Anciens et des Modernes de Charles Perrault (https://parallele-anciens-modernes.huma-num.fr/).

Claire Fourquet-Gracieux travaille en stylistique et en rhétorique. Sa recherche porte sur la singularité des textes du XVIIe siècle (œuvre de Tristan L'Hermite, vers de Corneille, Psaumes mis en français) à la lumière de la pratique de la réécriture : traduction, paraphrase, variantes prose / vers, liens entre poésie lyrique et poésie dramatique.

QUATRE CHANTS POUR UN IDÉAL

   Les quatre chants de l’Art poétique possèdent une forte unité qui tient à trois facteurs au moins :

   - la constance des modalités d’écriture ; en particulier : l’énonciation à la première personne par laquelle une voix singulière assume le propos; l’alternance entre le point de vue historicisant et la satire du contem- porain ainsi mis en perspective ; l’exemplification du propos par les noms d’auteurs isolés pour leur signification symbolique.
   - le retour d’un réseau lexical relatif à une représentation cohérente de l’activité poétique depuis sa production (l’art, la raison, la règle / l’orgueil, la sottise, la folie), jusqu’à son résultat et sa réception par l’instance du public (la hauteur / l’emphase, le plaisir / la froideur).
   - la présence explicite ou diffuse du sublime sensible à la permanence de la structuration du propos par une polarisation selon le haut et le bas, la noblesse et la trivialité, la grandeur et la petitesse.

• Chant I : composition et enjeux (p. 227-233)

   Le premier chant de l’Art poétique présente, comme les trois suivants, une structure très concertée : il ne procède pas par juxtaposition ; on y observe tout d’abord un souci de l’enchaînement logique fluide, puis du rythme de l’exposition qui alterne entre propositions abstraites et exemples pratiques, enfin de la variété tonale qui fait se succéder affir- mations résolues et traits satiriques. Le poète fait alterner volet constructif et volet déceptif dans un texte qui n’est pas didactique mais cherche à inspirer et “animer” comme le dit le Chant IV (v. 226, p. 258). Le travail du vers témoigne du souci esthétique de la rime (dès la première “hauteur” / “auteur”) et du rythme expressifs. Le Chant I a pour horizon la mise en évidence du défaut, de l’erreur et la promesse de beauté poétique.