L'Amour
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L'amour

18,01 €

Platon Le Banquet,

Stendhal La Chartreuse de Parme,

Shakespeare Le Songe d'une nuit d'été

Par Cécile Cerf, Pierre Chabot, Véronique Godfroy

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Clefs concours
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Fiche technique

Référence
460509
ISBN
9782350305097
Hauteur :
21 cm
Largeur :
15 cm
Nombre de pages :
384
Reliure :
broché

AVANT-PROPOS
MÉTHODOLOGIE
INTRODUCTION

LE THÈME EN PERSPECTIVE

CE QUE L’AMOUR N’EST PAS
DIRE CE QU’EST L’AMOUR : UNE TÂCHE IMPOSSIBLE ?
UN MOT ET DES CHOSES ?
UNE CHOSE ET DES MOTS ?
LES REPRÉSENTATIONS DE L’AMOUR
Aphrodite/Vénus
Priape, Antéros, Dionysos, les Grâces
Éros
AMOUR ET PAROLE
ÉLOGES DE L’AMOUR
L’amour, au fond, c’est ce qui mérite d’être loué
L’amour nous fait rencontrer notre moitié
L’amour nous fait accéder à la beauté, à la vérité, au bien
L’amour nous rend héroïques et généreux
L’amour est une force active qui nous pousse à imaginer une vie plus belle, il transfigure et embellit le monde
DÉMYSTIFICATIONS
L’amour ne comble pas,  ne rassemble pas
L’amour ne rapproche ni du beau, ni du bien, ni du vrai
L’état amoureux ne nous fait pas “exister plus” ; il nous diminue L’amour humain est forcément limité, médiocre, impur
L’amour n’est qu’une ruse de l’espèce pour inciter l’homme à procréer
L’amour pour autrui n’est finalement qu’une manifestation de l’amour-propre
GÉNÉROSITÉ DE L’AMOUR
L’amour est généreux ? parce qu’il n’est pas la quête du meilleur partenaire possible L’aventure régénère la vie
L’amour comme procédure de vérité
L’amour comme expérience de l’absolu
HISTOIRE DES HISTOIRES D’AMOUR
Le XIIe siècle et la naissance de l’amour courtois
Le XIVe siècle : le canzoniere de Pétrarque
Le XVe siècle : Ficin et le néoplatonisme
Le XVIIe siècle : Corneille, Racine et la préciosité
Le XVIIIe siècle : marivaudage, galanterie et libertinage
L’amour romantique
Le XXe siècle ou la mort de l’amour ?

PLATO LE BANQUET

REPÈRES
CONTEXTE CULTUREL ET SOCIO-HISTORIQUE
L’apogée et le déclin d’Athènes
Du mythe à la science : l’émergence de la pensée rationnelle
Les quatre écoles d’Athènes
Le pouvoir de la parole : les sophistes
Socrate et la philosophie comme éducation à la vertu
Éros, philia et agapè
Le réalisme des idées
L’AUTEUR ET SON ŒUVRE
Vie de Platon
Authenticité des œuvres
Classement des textes
Place du Banquet dans l’œuvre de Platon

ANALYSE DE LŒUVRE
BANQUET ET DISCOURS
Qu’est-ce qu’un banquet ?
Récit, discours et remémoration
Discours et pastiches  
L’emboîtement des discours et le rôle de la mémoire
COMMENT SE TRANSMET LE SAVOIR ? AMOUR ET ÉDUCATION
Le vide et le plein
L’amour pousse à l’excellence : qu’est-ce que l’idéal de la paiderastia(pédérastie) ?
L’idéal grec du “kaloskagathos
Amour platonique ?
Éros est philosophe : il nous arrache à nous-même et à notre quotidien
L’amour est sous le patronage de Dionysos
L’ENTHOUSIASME AMOUREUX : LA DIMENSION MORALE D’ÉROS
Éros incite à la vertu. Le rôle du délire
Héroïsation de l’amour ?
L’acte ne présente au désir que son exploit et non sa nature
Les deux Aphrodite et les deux Éros. La dualité d’Éros et la question de l’intention
L’amour est harmonie
La musique est gouvernée par Éros
L’Éros philanthrope. L’amour est le remède pour guérir la nature humaine
Amour fusionnel et satisfaction sexuelle
Le sumbolon et laquestion de la complémentarité
La nostalgie et l’épreuve du temps : la mort comme objet ultime de l’amour
Récit et poésie : la séduction de la rhétorique
AMOUR ET DÉSIR : AIMER C’EST DÉSIRER CE DONT ON MANQUE
Le désir n’est pas sans objet : la question du génitif et de la métonymie
Les paradoxes de Diotime
Le paradigme féminin de l’amour : la fécondité
Les mystères relatifs à Éros
L’amour est la recherche de ce que nous n’avons pas
Éros est un démon
De l’amour des corps à l’amour de la beauté : la révélation du Beau en soi
Les effets de l’Idée de Beau : être heureux
ALCIBIADE OU L’IRRUPTION D’ÉROS
Personnification de l’amour : l’éloge de Socrate par Alcibiade
Amour et haine : la discorde et le retour du réel du désir
La métaphore des Silènes
Socrate est le vrai musicien
Les effets du discours de Socrate : la honte comme interpellation morale
Éros ou Éris ?
La nature double d’Éris, déesse de la discorde, de la rivalité et de l’émulation
CONCLUSION
Le désir maîtrisé par le logos
Les différents sens du mot Agathon

SHAKESPEARE LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ

REPÈRES
LA VIE ET L’ŒUVRE DE WILLIAM SHAKESPEARE
Une vie relativement méconnue
• Légendes et réalités
• Un homme de théâtre
Une œuvre mondialement célébrée
Une œuvre poétique parlant d’amour
• Œuvre théâtrale
• Une œuvre populaire et savante
• Une œuvre contemporaine?
• Un questionnement sur l’homme
• Une langue qui est tout un monde
• Une réflexion sur le théâtre
L’ANGLETERRE AU TEMPS DE SHAKESPEARE
Contexte culturel
• Découvertes scientifiques et superstitions
• Macrocosme et microcosme : une certaine vision de la nature et de l’homme
Contexte politique
Contexte littéraire
• Le maniérisme
• Masques, antimasques et interludes
• Le théâtre élisabéthain
Composition de l’œuvre
Les sources de Shakespeare
• Les Métamorphoses d’Ovide
Les Vies de Plutarque
• L’âne d’or d’Apulée : amour lubrique, amour platonique
• Huon de Bordeaux
• Les contes de Canterbury de Chaucer
• Le folklore
• Conclusion : Shakespeare et ses sources

ANALYSE DE LŒUVRE
ANALYSE DU TITRE
La notion de songe à la Renaissance : une disponibilité de l’âme
La nuit : un moment ambivalent
LA nuit de la Midsummer : une fête païenne célébrant le renouveau
Les attentes ménagées par le titre
AMOURETMAGIE
PULSIONS INAVOUABLES
LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ, UNE MANIFESTATION DU DÉSIR MIMÉTIQUE ?
INSTABILITÉ ET INCONSTANCE
La lune, symbole du changement et des métamorphoses
Des amours placées sous le signe de l’inconstance
Métamorphoses, transformations, changements
Des mythes transformés, déplacés, remplacés
L’amour source de désordre
AMOUR ET VIOLENCE
L’amour est une violence que l’on subit
L’amour sème la discorde entre les amis
La violence des amants envers les femmes
Lover/tyrant : les deux faces de l’homme  
UNITÉ ET DUALITÉ
La nostalgie de l’androgynie primitive
Un monde divisé en parties antagonistes
Prolifération des doubles et des copies
Dédoublements
Le don de double vue
Dualité des choses, des êtres et des mots
COMIQUE ET TRAGIQUE
MUSIQUE ET AMOUR
LE THÉÂTRE DIT CE QUE NOUS PRÉFÈRERIONS NE PAS SAVOIR
Une représentation ratée
Une représentation réussie
L’ÂNE BOTTOM :UNE IMAGE DE LA FOLLE SAGESSE ?
LE POÈTE, LE FOU, LE MAGICIEN ET L’AMOUREUX : QUATRE FIGURES ANALOGUES
La parole inspirée, la magie et l’amour se rapprochent de la folie car elles transfigurent le réel
Délire poétique et délire amoureux dans le Phèdre de Platon
Shakespeare développe toutefois une lecture différente de la folie amoureuse
CONCLUSION

STENDHAL LA CHARTREUSE DE PARME

REPÈRES

LA VIE ET L’ŒUVRE DE STENDHAL
Le roman familial (1783-1796)
La voie des sciences (1796-1800)
L’expérience militaire, puis la carrière de grand commis au service de Napoléon (1800-1814)
Sous la Restauration, la carrière de dilettante et d’essayiste, les premières incursions dans le roman (1814-1830)
Sous la monarchie de Juillet, la carrière diplomatique, l’exploration du roman et de l’autobiographie (1830-1842)
La Chartreuse de Parme dans l’œuvre de Stendhal : une arrivée tardive et imprévue au roman
LES PRINCIPES ESTHÉTIQUES DÉVELOPPÉS DANS LES ESSAIS : LE TERREAU DU ROMANESQUE STENDHALIEN
Histoire de la peinture en Italie et Rome, Naples, Florence (1817)
• L’admiration de Stendhal pour la “manière” du Corrège et l’idéal de beauté qu’il a créé
• L’éducation à la beauté et à l’amour par la peinture :on ne peut aimer si l’on ne sait pas voir
De l’Amour (1822)
• La “cristallisation”, ou l’esthétisation de l’objet aimé
• La patrie de l’amour : les pays où les orangers poussent en pleine terre
• De l’influence des régimes politiques et des intrigues de Cour sur le développement de l’amour
• De l’éducation des jeunes filles : l’intelligence en amour
• L’amour à la Werther : bonheur et connaissance dans la passion amoureuse

Racine et Shakespeare (1823)
LA CHARTREUSE DE PARME EN SON TEMPS
La synthèse de deux sources : la chronique de la Renaissance et les Mémoires sur Napoléon
Des héros anachroniques
D’une Renaissance à l’autre
L’histoire contemporaine vue à travers le prisme de la fiction : la chronologie du roman
Le traitement de l’histoire contemporaine
• Les événements historiques traités dans le roman
• L’histoire relayée par la fiction
• Le duché de Parme, un microcosme pour observer les intrigues politiques et les jeux du pouvoir dans ce qu’ils ont d’intemporel

ANALYSE DE LŒUVRE
LA RÉLÉLATION DE L’AMOUR DANS LA CHARTREUSE DE PARME
FABRICE À LA RECHERCHE DE CETTE RÉALITÉ SUBLIME QUE L’ON NOMME L’AMOUR
La première aventure amoureuse de Fabrice près de Waterloo : la répétition de l’aventure paternelle
L’interrogation sur la réalité de l’amour à l’aune de la déréalisation de la guerre : Fabrice au lendemain de la bataille de Waterloo
L’amour interdit de Fabrice et Gina, ou le pouvoir des mots
• Dire cet amour, ce serait le faire exister
“Faire l’amour”, “un amour singulier” : la désignation oblique d’un amour inavouable
• Les mots et les choses : aimer c’est enquêter sur le mot “amour” ; le dévoilement de l’amour est forcément poétique
Les mots contre la chose : les mots ont le pouvoir de conjurer un amour qui ne doit pas exister
Gina et Fabrice : deux êtres que tout prédisposait à s’aimer, mais qui ne s’aimeront pas  
FORMES IMPURES DE L’AMOUR, ILLUSIONS DAMOUR : LA COMÉDIE DE L’AMOUR
L’amour mondain : Gina et le comte Mosca, un amour à la Cour de Parme  
Les calculs en amour
Les âges de l’amour
Le désir mimétique
Le jeu et le sérieux en amour
L’illusion comique : Fabrice et Marietta
• Un amour de comédie
• L’illusion comique : représenter l’illusion d’amour avant l’amour véritable
• L’aspiration à la réalité sublime de l’amour au-delà de son illusion
Le conte libertin : Fabrice et la Fausta
• L’amour libertin
• La musique, signe trompeur et révélateur de l’amour
• Des “essais d’amour” qui n’auront pas révélé “la partie noble et intellectuelle de l’amour”
LES SIGNES DE LAMOUR VÉRITABLES ET DE LA DESTINÉE AMOUREUSE RÉVÉLÉS PAR L’IRONIE ET LILLUSION
La prédiction de l’abbé Blanès : un réseau de symboles où la prison heureuse se dessine en creux et à contresens
L’ironie poétique : Fabrice face aux signes de l’amour dans le clocher de Grianta
• Le clocher de Grianta, préfiguration de la Tour Farnèse
• Lieux sublimes et élévation de l’âme
• “Je ne dois pas connaître l’amour” : leurres et présages de l’auto-prédiction
La préfiguration de la destinée amoureuse dans la première rencontre de Fabrice et Clélia
• Fabrice et Clélia : une vocation à l’amour
• Le lac de Côme, lieu de la destinée amoureuse
• La théâtralisation de la première rencontre : illusion et vérité
• Déceler les signes de l’amour véritable dans la beauté : voir pour savoir aimer
• Le pressentiment de l’enthousiasme amoureux
LA RÉVÉLATION DE LA PASSION AMOUREUSE, FORME SUBLIME DE L’AMOUR
La révélation fulgurante de l’amour chez Fabrice
• L’emprisonnement de Fabrice : un échec politique, une libération émotionnelle
• L’amour : une révélation mystique
Un amour qui se révèle à contretemps chez Clélia
• L’amour de la Sanseverina et de Fabrice : un obstacle imaginaire qui retarde le moment où Clélia s’avouera et avouera son amour
• Quand la beauté de Clélia révèle pourtant sa prédisposition à la passion amoureuse et la désigne comme objet de l’amour de Fabrice face à la Sanseverina
• L’imagination jalouse de Clélia à contresens des signes de la passion qui se profile
Des obstacles nécessaires à la passion amoureuse
• La communication par signes propice à la jalousie
• Le clair-obscur du sentiment propice à la cristallisation
• La communication par alphabet, moyen pour prolonger le temps de l’échange amoureux et éluder la communication directe qui dissiperait le clair-obscur des sentiments
La prison d’amour
• “Faire l’amour” : le temps d’épreuve nécessaire à la conversion du désir en amour dans la conception de l’amour courtois
• Passion et passivité
• Le motif de la prison d’amour : le modèle pétrarquiste
L’impossible évasion de la prison d’amour
• La prison heureuse
• La communication manquée de la Sanseverina
• La communication amoureuse contre le langage social, le monde de l’amour contre le monde social
• Clélia avoue son amour dans la chapelle de marbre noir
L’évasion de Fabrice : l’alliance du sublime de la passion et du sublime héroïque
• La prouesse amoureuse : l’acte héroïque est la preuve que l’on peut s’élever au sublime de la passion amoureuse
• Les poèmes de l’Arioste et du Tasse, “bréviaires d’héroïsme et art d’aimer”
• La passion chevaleresque de Ferrante Palla pour la Sanseverina : un contrepoint ironique à la passion vécue par Fabrice et Clélia
• Gina et Fabrice, la fin d’un amour rêvé
• L’intériorisation de l’héroïsme, ou la conversion du héros épique en héros romanesque
LA PASSION AMOUREUSE, ENTRE ATTACHEMENT AU MONDE SENSIBLE ET DÉTACHEMENT?DU MONDE SENSIBLE, POUR ACCOMPLIR L’AMOUR DANS SA DIMENSION SPIRITUELLE
Le conflit de l’amour profane et de l’amour chrétien dans le second séjour en prison de Fabrice
• La passion : amour profane, profanation de l’amour chrétien ?
• Un obstacle décisif à la passion : Clélia a fait le vœu à la Madone de ne plus jamais revoir Fabrice
• La casuistique de Clélia : interpréter favorablement ce vœu fait à la Madone
• “Tout est consommé” : l’accomplissement charnel de la relation amoureuse dans la référence parodique à la passion du Christ
L’exacerbation du conflit entre la passion et la religion dans la dernière partie du roman(ch.XXVI,XXVII,XXVIII)
• Se revoir sans se voir : l’interdit détourné. Ironie et parodie dans les rencontres frappées de l’interdit du regard
• Fabrice prêcheur de charme, la chair contre la chaire
• Nouvel accommodement de Clélia avec son vœu à la Madone
• Rejouer la prison heureuse, toujours
La passion, renoncement au monde et renoncement à l’amour
• Le renoncement au monde préfiguré dans le roman
• Le sacrifice de l’amour : mythes du renoncement convoqués dans le roman
• Le sacrifice de la vie : c’est par la mort que la passion entre dans le sacré
• Sens à donner à la sublimation de l’amour : convergence des interprétations chrétienne, platonicienne et néoplatonicienne de l’amour dans La Chartreuse de Parme
En guise de conclusion : interprétation du sonnet de Fabrice sur l’amour

LE THÈME DANS LES ŒUVRES

L’ESPACE DE L’AMOUR
Dans Le Banquet
Dans Le Songe d’une nuit d’été : la ville, la forêt et le théâtre, trois lieux pour explorer trois aspects de l’amour
Dans La Chartreuse de Parme
LE TEMPS DE L’AMOUR
Dans Le Banquet
Dans Le Songe d’une nuit d’été : le temps suspendu et cyclique du Songe
Dans La Chartreuse de Parme
L’ACTIVITÉ ET LA PASSIVITÉ
Dans Le Banquet
Dans Le Songe d’une nuit d’été
Dans La Chartreuse de Parme
LA VUE
Dans Le Banquet
Dans Le Songe d’une nuit d’été : les yeux, la vue et le regard chez Shakespeare
Dans La Chartreuse de Parme
L’ILLUSION ET LA VÉRITÉ
Dans Le Banquet
Dans Le Songe d’une nuit d’été
Dans La Chartreuse de Parme : l’amour, illusion ou vérité ?
L’IMAGINATION
Dans Le Banquet : l’imagination au service de la vraisemblance
Dans Le Songe d’une nuit d’été : un blâme et un éloge de l’imagination
Dans La Chartreuse de Parme
LA FÉCONDITÉ ET LA FERTILITÉ
Dans Le Banquet
Dans Le Songe d’une nuit d’été
Dans La Chartreuse de Parme
LA JALOUSIE
Dans Le Banquet : Alcibiade le passionné
Dans Le Songe d’une nuit d’été
Dans La Chartreuse de Parme
LA PAROLE
Dans Le Banquet
Dans Le Songe d’une nuit d’été : la parole poétique entre mensonge et dévoilement de la vérité
La parole poétique dans La Chartreuse de Parme

OUTILS

Cécile Cerf est agrégée de Lettres Modernes, ancienne élève de l’ENS Fontenay-Saint-Cloud et docteur en Lettres Modernes. Elle est professeur en CPGE (filière scientifique) au lycée d’Arsonval de Saint-Maur-des-Fossés. Dans cet ouvrage, elle a rédigé les parties consacrées à Shakespeare ainsi que le “Thème en perspective” et coordonné “Le thème dans les œuvres” et les “Outils”.

Pierre Chabot est professeur agrégé de Lettres modernes, titulaire d’un D.E.A de littérature comparée. Professeur de classes préparatoires en filière scientifique au lycée Dorian et au lycée Voltaire à Paris, il a participé depuis 2008 à plusieurs ouvrages consacrés au programme de français-philosophie de cette filière. Dans cet ouvrage, il a rédigé les parties consacrées à Stendhal.

Véronique Godfroy a fait ses études à Paris IV Sorbonne. Elle est professeur de philosophie, interrogatrice en CPGE et a participé à de nombreux ouvrages destinés aux classes préparatoires. Elle fait partie du groupe de travail Bion sous la direction de Pierre-Henri Castel et a collaboré à plusieurs traductions pour les éditions Ithaque. Elle est également psychanalyste à Paris. Dans cet ouvrage, elle a rédigé les parties consacrées à Platon.

"Que vaudrait un amour à qui l’on demanderait de se justifier, d’exhiber les raisons qui l’ont déterminé, qui chercherait ainsi à prouver son bien-fondé ? Mais un amour strictement contingent, sans élection, sans affinité qui annonce une connivence à venir serait tout aussi disqualifié. Telle est la mauvaise foi de l’amour, qu’il relève d’une foi qui semble ne pouvoir se soutenir d’elle-même et qui néanmoins le doit. Énigmatique amour. Car que tout amour soit toujours strictement contingent, voilà ce que la littérature et la philosophie nous apprennent sous la rubrique du miracle de la rencontre. Ainsi à Paris, un poète surréaliste se promène : “Je venais de traverser ce carrefour dont j’oublie ou ignore le nom, là, devant une église. Tout à coup, alors qu’elle est peut-être encore à dix pas de moi, venant en sens inverse, je vois une jeune femme, très pauvrement vêtue, qui, elle aussi, me voit ou m’a vu. […] Sans hésitation j’adresse la parole à l’inconnue, tout en m’attendant, j’en conviens du reste, au pire. Elle sourit, mais très mystérieusement, et, dirai-je, comme en connaissance de cause, bien qu’alors je n’en puisse rien croire” (A. Breton, Nadja, Éditions Gallimard, 1964, pp. 72-73). Bien plus, ces disciplines nous disent que l’on aime sans raison et contre la raison elle-même, car on n’aime pas un être pour ses qualités empruntées. Éros* décoche sa flèche qui n’atteint pas toujours la bonne cible et Puck dispense le suc magique à tort et à travers. C’est qu’en définitive, il n’y a pas de bonne personne à aimer ou bien plutôt que toute personne est bonne si elle est aimée. Autre miracle de l’amour : cet être laid, petit, ridicule, est transfiguré par l’amour, si bien que les raisons de l’aimer viennent après et sont des effets de l’amour (ce que Stendhal nomme cristallisation). On aimerait donc pour ce que l’autre n’est pas, pas encore : l’amour serait une attente, une promesse. Mais peut-être aussi qu’on l’aime pour ce qu’il ne peut pas être et ne sera jamais pour nous. L’amour serait également une illusion douloureuse."