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L'Espagne après 98, les fantômes de l'Empire

Manuelle Peloille

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460465

9782350304656

18,01 €

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Clefs Concours

S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier à l'agrégation et au Capes, Clefs Concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche.
Synthèse des travaux les plus récents, Clefs Concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs.

Clefs concours Espagnol
Tous les titres sont organisés autour d’une structure commune :
- des repères : un rappel du contexte historique et littéraire ;
- les fonctionalités des œuvres au programme ;
- des analyses thémathiques ;
- des ouvertures pour des pistes de réflexion ;
- des outils méthodologiques, notamment bibliographiques ;
- un système de circulation pratique entre les fiches et les références.

  • Hauteur : 17,8 cm
  • Largeur : 12 cm
  • Nombre de pages : 256

Introduction

Le fourgon de queue s'ébranle
Position du problème
L'espagne avant 1898

Repères

La démographie
Le développement économique
La société
La crise politique
Politique extérieure
Formation de l'opinion
Chronologies

Oligarquia y caciquismo....: Clefs de lecture

Un titre provocateur
Petite bilbiographie historique
Influences
Synopsis du mémoire et du résumé de l'enquête
Sa conception du politique
Le chirurgien de fer, homme providentiel ?
L'impossible unité nationale
Regeneracion*
Révolution*
L'Espagne dans le monde
Réception de Costa
Une lourde postérité
Cristallisation d'une époque

Outils

Problématiques
Dissertation commentée (écrit)
Commentaire pas à pas en vue de l'oral 
Documents 

Bibliographie et sitographie

Vocabulaire historique

Sigles 

Manuelle Peloille est agrégée d'espagnol et professeur à l'université d'Angers.

“Hay que huir de dar así en dos fallos categóricos :
aquí no hubo esto, ni lo otro, ni de más allá. Primero enterarse”
Unamuno, lettre à José Ortega y Gasset, 21 novembre 1912.

Au pied de l’escalier menant au restaurant du Centre asturien de la ville de Mexico trône la reproduction des trois caravelles de Christophe Colomb, similaires à celles de la deuxième de couverture du passeport des ressortissants espagnols, ou des horaires de la compagnie aérienne Iberia sous le franquisme. Continuité fantasmatique d’un empire colonial de nature territoriale dont les derniers morceaux furent perdus en 1898 ? Depuis, l’Espagne n’a eu de cesse de le reconquérir, dans un premier temps sous la forme de “mythe compensatoire”, utilisé “para superar las debilidades y dificultades que permanecen siempre latentes a la hora de edificar el proyecto nacional español, unitario e integrador” [Bernal, 2005, p. 537]. Indépendamment des régimes politiques qui se sont succédé depuis l’année 1898, les élites espagnoles ont défendu l’idée d’une communauté séculaire de culture et de langue, la religion catholique et la place accordée à l’idée de lignée marquant la différence entre les élites traditionnelles et les courants de réforme politique et sociale.

En même temps, nombreux furent ceux qui, comme Costa, pensaient qu’il convenait de donner corps aux fantômes, autrement dit qu’avant de reconquérir sa zone d’influence par des moyens modernes, l’Espagne devait, au préalable, conquérir la maîtrise matérielle de son destin, l’empire sur elle-même en quelque sorte, par le développement de l’agriculture, de l’industrie et du commerce extérieur, adossé à l’instruction générale et technique de la masse la plus large possible de la population.