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Pedro Almodóvar, Tout sur ma mère

18,86 €

Par Bénédicte Brémard

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En lettre suivie

Traitant du nouveau sujet de cinéma au programme des agrégations internes de Lettres classiques et modernes, l’ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat.
Comme tous les Clefs-concours Cinéma, l’ouvrage est structuré en cinq parties :
Repères : le contexte historique et littéraire de chaque œuvre ;
Analyse de chacun des corpus ;
Thématiques structurantes ;
Synthèse ;
Outils méthodologiques, notamment bibliographiques.

Fiche technique

Référence
460833
ISBN
9782350308333
Hauteur :
17,8 cm
Largeur :
12 cm
Nombre de pages :
192
Reliure :
broché

Introduction    15


Repères
Le cinéaste de l’Espagne démocratique    23
La Movida, et après ?    29
Le film de la reconnaissance    31


Problématiques
Maternités et filiations
La mère qui soigne et la mère qui joue    40
La mère-faussaire    43
Sœur et mère    50
Star et mère    52

Masculin/Féminin
Les trois Esteban    59
Paternités    62

Identités en construction
Pour le plaisir    70
La femme fatale    75

Madrid-Barcelone : voyages dans le temps
La ville du secret    81
Volver    82
La deuxième fugue    88
Les retrouvailles    89

Mélodrame et mélange des genres
Hasard et destin    94
Le rire à travers les larmes    96
Poétique de la greffe
Le grand théâtre du monde    103
Un cinéaste cinéphile    109
Un film épistolaire    117

Postface    121


OUTILS
Annexes
Extraits d’entretiens    127
Jean-Claude Loiseau, “Pedro à cœur ouvert”,
Télérama, n° 2575, 19/05/1999, p. 30-34    127
Vincent Ostria, “Pedro Almodóvar. Peace and love”, Les Inrockuptibles, 19/05/1999, p. 33-37    128
Laurent Tirard, “Pedro Almodóvar. La leçon de cinéma”,
Studio, mai 1999, p. 159-162    130
Frédéric Strauss, “À cœur ouvert. Entretien avec Pedro Almodóvar”, Les Cahiers du cinéma, n° 535, mai 1999, p. 36-40    131
Antoine de Gaudemar, Il était une fois Tout sur ma mère,
écrit avec Serge July et Marie Genin, Folamour/Arte France, 2012    132
Extraits de critiques    133
Jean-Marc Lalanne, “La nouvelle Ève”,
Les Cahiers du cinéma, n° 535, mai 1999, p. 34-35    133
Grégory Alexandre, “Tout sur ma mère”,
Ciné Live, n° 24, mai 1999, p. 61    134
Marie-Claude Decamps, “Almodóvar : la consécration de la movida”, Le Monde, 28/03/2000, p. 33    135
Vincent Ostria, “Toutes en scène”,
Les Inrockuptibles, 19/05/1999, p. 35    136
Jean-Pierre Jeancolas, “Tout sur ma mère. Le corps est une enveloppe modifiable”, Positif, n° 460, juin 1999, p. 13-15    138



Séquencier commenté
Mère et fils    140
Un tramway nommé destin    143
La route du cœur    146
Manuela, de Madrid à Barcelone    148
D’une mère à l’autre    154
Famille recomposée    158
Une étoile est née    161
D’un père à l’autre    163
Manuela, de Barcelone à Madrid    167
Les retrouvailles    168

Fiche technique et artistique    171

Repères chronologiques    175

Filmographie
De Pedro Almodóvar    177
Longs métrages    177
Court métrage    178
D’autres réalisateurs    178

Bibliographie
Scénarios publiés    179
Textes sur l’œuvre d’Almodóvar    179
Ouvrages    179
Articles et chapitres d’ouvrages    180
Presse    181
Sites internet    182
Ouvrages généraux    183

Glossaire    185

Bénédicte Brémard est professeur d’espagnol à l’Université de Bourgogne. Agrégée d’Espagnol, elle a soutenu en 2003 à l’Université Paris-Nanterre une thèse intitulée Le cinéma de Pedro Almodóvar : tissages et métissages et a collaboré au film documentaire de Nathalie Labarthe, Antonio Banderas et Pedro Almodóvar. Du désir au double (Arte France, TSVP-Tournez S’il Vous Plaît, 2022). Elle est l’auteur de nombreuses publications sur le cinéma et la télévision hispanophones, parmi lesquelles : En construcción de José Luis Guerin. Filmer Barcelone au tournant du siècle (Éditions universitaires de Dijon, collection Essais, 2019), Enfances et adolescences dans le cinéma hispanique (Éditions universitaires de Dijon, collection Sociétés, 2016), et a coordonné l’ouvrage Prendre corps, dire le corps, penser le corps : la corporéité en question dans le monde hispanique contemporain (Hispanística XX n° 37, Binges, éditions Orbis Tertius, 2020).

Pedro Almodóvar naît en 1951 à Calzada de Calatrava, petit village de la région espagnole de La Mancha. Troisième d’une famille de quatre enfants, il vient d’un milieu modeste – son père travaillera successivement comme muletier et viticulteur – et néanmoins lettré. Il relate souvent comment le goût de la fiction lui est venu en entendant sa mère servir d’écrivain public à ses voisines :
Pour compléter le salaire de mon père, ma mère avait ouvert un commerce de lecture et d’écriture de lettres. […] J’avais huit ans : ordinairement, c’était moi qui écrivais les lettres et elle qui lisait celles que nos voisines recevaient. Souvent, en écoutant le texte que ma mère lisait, je m’apercevais avec stupéfaction qu’il ne correspondait pas exactement à ce qui était écrit sur le papier : ma mère inventait en partie. Les voisines ne le savaient pas, car ce qu’elle inventait était toujours un prolongement de leur vie et elles sortaient enchantées de la lecture. […] Ma mère remplissait les trous des lettres, elle lisait aux voisines ce qu’elles voulaient entendre, parfois des choses que l’auteur avait probablement oubliées et qu’il aurait signé de bon cœur. Ces improvisations contenaient pour moi une grande leçon. Elles établissaient la différence entre la fiction et la réalité, elles me montraient comment la réalité a besoin de la fiction pour être plus complète, pour être plus agréable, plus vivable [in Strauss, 2000, p. 178].