Le réseau Ajax
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Le réseau Ajax

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Des policiers dans la Résistance

par Yves Mathieu.

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Et en lettre suivie pour la France métropolitaine !

Les policiers ont été des exécutants zélés des basses besognes de Vichy ?

Pas tous ! Le réseau Ajax s’est constitué autour du commissaire de police Achille Peretti à partir de juin 1943. Il fut reconnu par les services secrets britanniques comme sa principale source d’information sur la France occupée. Avec 1200 membres, il constitua l’un des plus grands réseaux de la Résistance et pourtant il reste méconnu, aucun ouvrage ne lui ayant été consacré avant celui-ci. Cette omerta s’explique notamment parce que cette histoire contredit la vulgate sur une police fachisante qui s’épanouit sous Vichy mais aussi parce qu’au sein même de la police la désobéissance n’a jamais été érigée en vertu.

Yves Mathieu retrace la riche histoire de ce réseau, de son organisation et de ses acteurs régionaux, mobilisant tant les trajectoires personnelles que des statistiques globales, exploitant des documents aussi inattendus que les comptes financiers ou les vrais faux produits par le réseau. Il étudie les techniques de noyautage et les méthodes de protection des populations persécutées par Vichy et les nazis : alerter du danger, fournir des papiers, organiser les évasions, saboter les enquêtes, démasquer les traîtres. Les techniques de renseignement et de contre-espionnage sont également scrutées.

Le bilan d’Ajax est impressionnant jusque dans ses exceptionnellement faibles pertes humaines mais l’ouvrage nous apprend aussi qu’au-delà d’Ajax les policiers ont en fait représenté un quart des fonctionnaires engagés dans un réseau résistant, un taux inégalé dans toutes les autres professions.

Fiche technique

Référence
460725
ISBN
9782350307251
Hauteur :
21 cm
Largeur :
15 cm
Nombre de pages :
330
Reliure :
broché

Préface

Avant-propos

L’organisation de la police à la veille de la Seconde Guerre mondiale

Policiers en résistance : mythe ou réalité ?

La gent policière courtisée par les résistantes

L’élite des policiers à l’assaut d’une résistance corporative    

L’âme du réseau Ajax : Achille Peretti

Ordres et contre-ordres dans la débâcle

L’engagement patriote

Alerte !

Un dessein contrarié

L’envol pour l’Angleterre sur fond de turbulences…

Premiers contacts avec le BCRA         

La construction du réseau Ajax

La Centrale

Mise en place et montée en puissance en zone sud :

juillet 1943 - décembre 1943 – Vers le sous-réseau Candide

Extension du réseau en zone nord : décembre 1943 - mars 1944 – Émergence de deux sous-réseaux : Candide et Zadig

L’essor : les sous-réseaux Micromégas et la Section mobile N° 2 (mars 1944 au Débarquement)

Changement de chef 

Les effectifs

Le noyau d’origine

Les recrutements

Composition professionnelle du réseau                      

Les femmes

Les agents de Neuilly

Les sans-grades

Âge moyen

Organisation hiérarchique du réseau 

Une absence remarquée : Pierre Mondanel

Les moyens matériels  

Le financement

Les liaisons internes

Les transmissions : la radio

Gros plans sur des secteurs régionaux sensibles

Secteur 1 - Région de Paris

Secteur 22 ou Central de Vichy

Secteur 9 - Région de Marseille

Secteur 8 - Région de Toulouse 

Secteur 18 - Région de Nice

Secteur 20 - Région de Limoges

Sous-réseau Micromégas

Ajax / noyautage des administrations : des conceptions divergentes

La protection des parias du régime de Vichy

Une priorité : alerter les résistants en danger

Fourniture de faux papiers

Les évasions    

Sabotage des enquêtes

Démasquer les traîtres           

Ajax et les Juifs

Le renseignement et le contre-espionnage

Le renseignement        

Le contre-espionnage 

Parcours d’un policier ordinaire dans la Résistance Ajax       

Les agents Ajax et la reconquête du territoire          

Appels aux policiers     

Séparer le bon grain de l’ivraie

Contribution des agents Ajax à la libération de Toulouse      

Ajax dans les combats pour la libération de Neuilly-sur-Seine 

Ajax et la libération de Paris

La mission Ajax à son terme   

Liquidation du réseau

Le bilan humain           

Rendons à César ce qui appartient à César

Quand le patron d’Ajax devient le troisième personnage de l’État      

Une influence durable dans les sphères policières

À titre de conclusion

Annexes          

I - Consignes au nouvel adhérent (Document datant de juillet 1943, inséré dans le dossier d’un agent de renseignement)

II - Ordre de bataille des XVe, Ire et XIXe armées allemandes en mai 1944, tel que restitué aux services londoniens par les agents Micromégas

III - Tract anonyme distribué sous le manteau aux fonctionnaires de l’État de Vichy en poste dans la Haute-Garonne

IV - Dispositif et stationnement de la 157e division de réserve d’infanterie allemande, relevés par les agents Micromégas, et communiqués à la centrale Ajax

IV (Suite) - Dispositif et stationnement de la 157e division d’infanterie          

Sources

Archives publiques

Documentation privée

Sources imprimées

Bibliographie

Remerciements

Index

Yves Mathieu est commissaire divisionnaire honoraire et ancien directeur départemental de la Sécurité publique. Il est aussi l’auteur de Une résistance franco-suisse et de Policiers perdus - Les GMR dans la Seconde Guerre mondiale.

La Milice n’avait pas l’exclusivité de la curiosité des agents du réseau Ajax. Une autre organisation était également très en vue. C’était la Gestapo. Son infiltration n’était pas des plus aisées, mais on sait qu’elle avait à son service des auxiliaires français. Elle les rémunérait bien, et leur octroyait de généreuses primes lorsqu’ils arrêtaient des Juifs, des réfractaires du STO ou encore des maquisards. Dans la région de Marseille, un de ces sbires était Charles Palmieri. C’est cet individu que Léon Théus va infiltrer par l’intermédiaire d’un agent Ajax qu’il met à sa disposition, en tant que chauffeur. L’homme – dont l’identité reste inconnue mais qui était sans doute gardien de la paix – ne faillira pas à sa mission. Il renseigna régulièrement Léon Théus, tenu ainsi au courant d’une bonne partie de la dommageable et pernicieuse activité de Palmieri au service de la Gestapo. Mais l’agent d’Ajax faillit bien être exécuté par son “patron”. En effet, à la fin de l’été 1943, ce policier avait réussi à subtiliser dans la poche du veston de Palmieri des photos qu’il avait ensuite remises à Théus. Celui-ci les avait insérées dans un courrier pour le BCRA. Or, l’avion transportant ce courrier ne put décoller du fait de l’intervention inopinée des troupes allemandes qui, après l’avoir fouillé, découvrirent les fameuses photos. Tenu au courant de l’incident, Palmieri ne tarda pas à conclure que seuls deux hommes pouvaient l’avoir trahi : son chauffeur ou un autre de ses proches. Comme il avait toute confiance en son chauffeur, il se détermina à faire de l’autre le coupable qu’il tua lui-même d’un coup de revolver.