Ruralité : stop ou encore
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Ruralité : stop ou encore

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Par Emmanuel Faivre et Yves Krattinger

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Fiche technique

Référence
460582
ISBN
9782350305820
Hauteur :
17,8 cm
Largeur :
12 cm
Nombre de pages :
224
Reliure :
broché

INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17


UN DIAGNOSTIC DE SANTÉ IDENTIFIANT QUATRE PATHOLOGIES DÉTERMINANTES
DE LA NOCIVITÉ DU STÉRÉOTYPE RURAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
Les constats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
• Le rural “mis à la poubelle”
par l’approche statistique française dominante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
• Une représentation tronquée du monde rural,
au service d’une idéologie urbaine dominante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28
• Le rural n’est pas un bloc monochrome et uniquement statistique ! . . . .31
• La relation ville/campagne : sortir des oppositions simplificatrices . . . . .34
La preuve par un exemple : “Les mots des nouvelles ruralités” . . .37
Orientation stratégique : développer des indicateurs alternatifs
et faire réapparaître le rural sur les cartes ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . .41
• Des indicateurs qui déconstruisent des caricatures statistiques
du monde rural . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42
• Des indicateurs qui mettent en lumière les richesses du monde rural
et rééquilibrent le rapport de force avec le “tout métropole” . . . . . . . . . . .44
• Des indicateurs qui préparent à l’action
pour reprendre le fil de son avenir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46

“LE VILLAGE DE NOTRE ENFANCE EST AU CIMETIÈRE,
RECONSTRUISONS UNE DOUBLE COMMUNAUTÉ DE VIE RURALE” . . . . . . .49
Les constats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49
• Le village d’antan n’existe plus ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49
• Pour ou contre le maintien des communes (rurales) :
un affrontement stérile ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .60
• Confondre “commune rurale” et “village” :
une double erreur d’analyse extrêmement préjudiciable . . . . . . . . . . . . . . .70
La preuve par l’exemple :
le traitement “contre-productif” par certains médias . . . . . . . . . . . .73
Orientation stratégique : construire deux communautés complémentaires
légitimées au niveau démocratique, l’une centrée sur le lien
humain et l’autre tournée vers une gestion efficace . . . . . . . . . . . . .77
• Stimuler les solidarités humaines au sein de la communauté villageoise .77
• Faire un choix politique fort pour un nouvel élu municipal
et une intercommunalité renforcée d’équipements et de services . . . . . . . .81
LES FRANÇAIS VEULENT-ILS D’UN TIERS-MONDE RURAL ? . . . . . . . . . . .85
Les constats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .85
• Les inégalités entre territoires : des perspectives sombres
pour le monde rural mais un modèle collectivement assumé ? . . . . . . . . .86
• Par prolongement, des inégalités territoriales qui se jouent
au sein des entreprises mondialisées et entre les collectivités locales . . . . .95
• L’égalité des territoires :
une quête permanente, mais de quelle égalité parle-t-on ? . . . . . . . . . . . .103
La preuve par l’exemple :
les départements amputés de leurs métropoles,
symbole d’une volonté de façonner administrativement
un tiers-monde rural aux portes des métropoles ? . . . . . . . . . . . . .106
Orientation stratégique :
bâtir une doctrine politique de l’égalité réelle pour faire face aux défis
(non pas de toutes mais) des principales inégalités territoriales . .110

“SANS MATIÈRE GRISE TERRITORIALE,
POINT D’AVENIR POUR LE RURAL !” . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .117
Les constats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .117
• Un déficit structurel de matière grise dans le monde rural
lié à ses spécificités et à un manque d’ambition de sa jeunesse . . . . . . . .118
• Une ingénierie territoriale rurale en forte recomposition
à la suite du désengagement de l’État . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .125
La preuve par l’exemple :
l’ingénierie “cosmétique” de l’État dans les territoires ruraux . . .132
Orientation stratégique : délimiter les contours d’une ingénierie
d’un État recentré sur ses missions régaliennes
et donner les moyens aux territoires ruraux
de se doter de leur propre ingénierie intégrée . . . . . . . . . . . . . . . .138


UN PREMIER ÉLECTROCHOC RAPIDE VIA “UN BOUQUET DE MESURES”
POUR PRÉPARER DES CHANGEMENTS PLUS PROFONDS


MESURE 1 - “INSTITUTIONS” : TRANSFORMER PROGRESSIVEMENT LE
DÉPARTEMENT RURAL EN FÉDÉRATION DES COMMUNAUTÉS DE COMMUNES
POUR AFFERMIR UNE GOUVERNANCE DES POLITIQUES PUBLIQUES . . . . .147


MESURE 2 - “FINANCES” : ABOUTIR PAR ÉTAPES EN 2025 À UNE ÉGALITÉ
RÉELLE DES RESSOURCES AFFECTÉES PAR L’ÉTAT AUX COLLECTIVITÉS PAR
L’ATTRIBUTION DE MOYENS ÉQUIVALENTS AUX CITOYENS RURAUX ET AUX
CITOYENS URBAINS, ET CONFIER AUX DÉPARTEMENTS LA MISSION . . . .154


MESURE 3 - “INGÉNIERIE” : DOTER LES TERRITOIRES RURAUX D’UNE
INGÉNIERIE INTÉGRÉE SOUS LA DIRECTION DES COLLECTIVITÉS VIA UN
CADRE RÉGLEMENTAIRE SUR-MESURE ET COMPLÉTÉ PAR L’INCORPORATION
D’AGENTS DE L’ÉTAT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .160

MESURE 4 - “RÉGLEMENTAIRE” : APPLIQUER LE PRINCIPE
“LA RÉPUBLIQUE FIXE LE CADRE, LES TERRITOIRES ADAPTENT
L’APPLICATION” EN ADOPTANT UN CERTAIN NOMBRE DE NORMES
À LA VIE RURALE POUR LIBÉRER LES ÉNERGIES
ET RESPONSABILISER LES ACTEURS RURAUX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .164


MESURE 5 - “EMPLOI” : CONSTRUIRE DES CIRCUITS COURTS DE L’EMPLOI
RURAL BASÉS SUR LE PRIMAT DU TRAVAIL ET LA RESPONSABILISATION
DES COLLECTIVITÉS À L’ÉCHELLE DU BASSIN DE VIE . . . . . . . . . . . . . . .169


MESURE 6 - “NUMÉRIQUE” :
FAIRE DES AMÉNAGEMENTS ET DES USAGES NUMÉRIQUES EN MILIEU RURAL
UNE HYPER-PRIORITÉ NATIONALE EN LES CONSIDÉRANT
COMME DES INVESTISSEMENTS PRODUCTIFS D’AVENIR . . . . . . . . . . . . .174


MESURE 7 - “ÉDUCATION” : DÉVELOPPER UNE DÉMARCHE PROACTIVE
DES ORGANISATIONS SCOLAIRES RURALES ET OUVRIR LES ÉTABLISSEMENTS
SCOLAIRES (ÉCOLES ET COLLÈGES) SUR LEUR ENVIRONNEMENT DIRECT EN
MUTUALISANT LEUR UTILISATION AVEC LES FORCES VIVES LOCALES . . .180


MESURE 8 - “SANTÉ” : CONSTRUIRE LA MÉDECINE RURALE AMBITIEUSE
DE DEMAIN EN MOBILISANT DAVANTAGE LES PROFESSIONS MÉDICALES,
EN LES LIANT DE MANIÈRE VOLONTARISTE AUX TERRITOIRES
ET EN ARTICULANT MÉDECINE RURALE, SECTEUR MÉDICO-SOCIAL,
CENTRE DE SOINS ET HÔPITAL DE PROXIMITÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .185


MESURE 9 - “MOBILITÉ QUOTIDIENNE” : DÉVELOPPER
LE COVOITURAGE ET ACCOMPAGNER FINANCIÈREMENT LES SALARIÉS
RURAUX QUI N’ONT QUE LA VOITURE COMME MOYEN DE TRANSPORT ET LA
PARTAGENT, L’OFFRE DE TRANSPORTS EN COMMUNS ÉTANT INEXISTANTE .190


MESURE 10 - “TRANSITION ÉNERGÉTIQUE” : FAIRE LE PARI
D’UNE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE AMBITIEUSE ET CONCRÈTE À PARTIR
DES TERRITOIRES RURAUX EN PRIORISANT TROIS SECTEURS D’INTERVENTION :
L’HABITAT PRIVÉ, L’AGRICULTURE ET LA GESTION DE L’EAU . . . . . . . . .194


MESURE 11 - “SOCIAL” : PASSER D’UNE LOGIQUE DE GUICHET
DÉLIVRANT DES PRESTATIONS À UNE DÉMARCHE DE
DÉVELOPPEMENT SOCIAL LOCAL, VÉRITABLE ASSISE DE LA VIE RURALE . .199


CONCLUSION GÉNÉRALE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 203
BIBLIOGRAPHIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 205
GLOSSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 209

Yves KRATTINGER, est actuellement président du conseil départemental de la Haute-Saône depuis 2001. Au cours de ses différents mandats locaux et en tant que sénateur de 2003 à 2014, il s’est spécialisé dans les transports et surtout l’organisation et l’action des collectivités territoriales (rapporteur de plusieurs missions sénatoriales et président du comité de pilotage des États généraux de la démocratie territoriale en 2012 notamment).


Emmanuel FAIVRE est docteur en géographie et en aménagement du territoire de l’université de Franche-Comté. Il est directeur général des services du Département de la Haute-Saône depuis 2012 tout en étant chercheur associé au laboratoire ThéMA-UMR CNRS de Besançon.

Les derniers épisodes médiatiques, y compris le mouvement des “gilets jaunes”, ont encore été l’occasion de mesurer combien les questionnements relatifs à l’avenir du monde rural sont mal posés. L’idée centrale de cet essai est de mettre en évidence les facteurs fondamentaux qui, anciens ou plus récents, fondent l’état de santé actuel du monde rural et de ne pas se focaliser sur les symptômes – souvent médiatiques et superficiels.

Dès lors, il devient possible d’identifier les bonnes questions à se poser pour construire un profond changement d’approche dans les solutions proposées. C’est-à-dire déborder du cadre convenu qui est celui à l’oeuvre depuis plus de 20 ans au niveau national.

Cela passe aussi par la démonstration que la France doit prendre véritablement conscience de la richesse de sa ruralité et se doter d’une réelle ambition pour celle-ci. En cas contraire et à la lumière des échecs des politiques menées par l’État depuis très longtemps, le monde rural est appelé à dépérir en laissant ses territoires se débrouiller seuls, lassés que sont ses acteurs de devoir innover sans disposer des moyens humains, techniques, organisationnels et financiers indispensables pour relever les défis qui se présentent à eux. Cet effondrement du monde rural fragiliserait également l’unité du pays tout entier, qui pourrait alors être exposé comme d’autres pays d’Europe à de fortes poussées régionalistes traduisant l’érosion des processus de solidarité territoriale.

Respecter le monde rural, c’est aussi se poser la question de son utilité. C’est définir les prérequis obligatoires pour qu’il soit compétitif. C’est aussi ne pas renoncer à peupler le monde rural et à y investir massivement, sans quoi il est condamné. En effet, il n’est pas qu’un coût, qu’une charge, mais il doit être considéré comme un investissement d’avenir pour le pays. L’État n’a pas fait l’effort de se questionner en ces termes alors même qu’il l’a fait pour les métropoles*. Tout le monde s’accorde à dire qu’il ne faut pas opposer urbain et rural mais l’État, par l’absence de réflexion étayée sur le monde rural, nourrit cette opposition. C’est ainsi que le ressentent de plus en plus les acteurs ruraux.

Notre approche tend aussi à battre en brèche l’idée reçue de la haute administration parisienne selon laquelle les élus locaux dépenseraient sans compter pour des projets pharaoniques ou sans utilité, fausse idée relayée à grand coup de reportages qui montrent des ronds-points inutiles. Cette centaine de hauts fonctionnaires d’État distille ce genre d’idées car ils décrètent être les seuls à savoir ce qui est bon pour le pays. Ce n’est pas notre vision mais pour les convaincre il faut étayer les argumentaires et surtout proposer des évolutions.

Cet essai traduit enfin, au regard de l’action entreprise en Haute-Saône depuis plusieurs années, une forte volonté pour le monde rural – basée sur le triptyque RESPONSABILITÉ, EFFICACITÉ, RÉACTIVITÉ –, bien loin d’un quelconque renoncement ou d’une vision passéiste et nostalgique. La décentralisation, maintenant ancrée dans notre histoire, permet une telle ambition mais la réussite de cette entreprise passe également par la capacité des acteurs ruraux à se mobiliser et à s’ouvrir davantage, à être accueillants avec les populations extérieures – et pas seulement les touristes –, à innover et à prendre desrisques… Nous en avons aussi pleinement conscience.

Une sémantique médicale n’est pas exagérée car la ruralité est malade et en danger. Il y a urgence à réagir en posant les bons diagnostics et en s’assurant que le malade veuille aussi s’en sortir ! Nous en sommes là ! Il y a urgence à apporter un remède énergique au malade, mais non pas en l’anesthésiant pour qu’il ne souffre pas, non pas en mettant en place un acharnement thérapeutique afin de le maintenir en vie coûte que coûte pour la bonne conscience du pouvoir central. Il y a urgence à décréter son absolue utilité pour la cohésion et l’équilibre du collectif national. Il y a urgence à lui appliquer une cure de jouvence pour la régénérer afin qu’elle devienne une ruralité moderne, solide et mature. Il y a urgence à comprendre qu’elle est un des piliers de notre identité collective.

Deux grandes parties structurent notre propos. En premier lieu, un diagnostic de santé du monde rural identifiant quatre pathologies déterminantes est présenté sans concession. Il demande des traitements sur le temps long. Puis, onze propositions concrètes et opérationnelles mobilisables à court terme pour créer un premier électrochoc permettant de préparer un changement plus profond.

"À partir d'une introspection issue d'une longue pratique de terrain, les auteurs de cet essai posent des diagnostics sans concession sans se focaliser uniquement sur les symptômes médiatiques et superficiels.

Ils formulent aussi onze propositions très concrètes et opérationnelles mobilisable à très court terme pour créer un premier électrochoc visant à préparer un changement plus profond."

("le Labo rural")

Café-géo: ruralité - stop ou encore ?

21 Janvier 2020

L'AGFC (étudiants de géographie) organise un Café géo qui se déroulera le mardi 21 janvier 2020 à 19h à la Brasserie du commerce (31 rue des granges - Besançon).

Public pendant un séminaire
Ludovic Godard - UFC

Pour cet évènement, Yves Krattinger (Président du Conseil départemental de Haute-Saône) et Emmanuel Faivre (Directeur Général des Services, Département de Haute-Saône) présenteront leur ouvrage : "Ruralité : stop ou encore ?" (2019. Editions Atlande, Collection Coup de gueule et Engagement) ; ce moment sera alors l'occasion d'échanger sur l’avenir de la ruralité, de ses évolutions ambitieuses et solides, loin de toute nostalgie ou "mesurettes cosmétiques".

Les auteurs :
• Yves Krattinger est depuis 2001 Président du Conseil départemental de la Haute-Saône (237 000 habitants). Au cours de ses différents mandats locaux et en tant que Sénateur de 2003 à 2014, il s’est spécialisé dans l’organisation et l’action des collectivités territoriales : rapporteur de plusieurs missions sénatoriales, président du comité de pilotage des États généraux de la Démocratie Territoriale en 2012 et hôte du Comité intergouvernemental sur la ruralité en 2015.
• Emmanuel Faivre est docteur en géographie et en aménagement du territoire de l’Université de Franche-Comté. Il est directeur général des services du Département de la Haute-Saône depuis 2012 tout en étant chercheur associé au laboratoire ThéMA-UMR CNRS de Besançon.

http://actu.univ-fcomte.fr/agenda/cafe-geo-ruralite-stop-ou-encore#.XmZ-jEODNXE