Pour en finir avec l'égalité des chances
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Pour en finir avec l'égalité des chances

9,48 €

Sous la direction de Didier Desponds

Ont contribué: Pierre Bergel, Marie-Madeleine Bertucci, Bernard Bier, Jules Donzelot, Bruno Garnier, Arnaud Lefranc, Pierre Kahn, Anousheh Karvar, Loïc du Parquet, Pascale Petit, Christophe Robert et Rachel Silvera

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Les sciences sociales ne sont jamais aussi utiles que lorsqu'elles éclairent le débat public en conjuguant l'apport de la théorie et celui du terrain, du travail empirique et de la connaissance concrète de l'histoire. En ce sens, l'ouvrage que nous propose Didier Desponds est un modèle du genre.
Alors même que l'égalité sociale est au cœur des mobilisations et des débats les plus centraux de notre société, comme de bien d'autres, il en examine les enjeux concrètement, en refusant les facilités de l'universalisme abstrait, en envisageant les difficultés et les limites de notre République, qui ne tient plus les belles promesses de sa devise - Liberté, Égalité, Fraternité -, ou en discutant sereinement de la diversité. L'école, les politiques de la ville, le logement, les rapports de travail, etc. : la question sociale est traitée ici de manière approfondie et documentée, avec le souci de faire apparaître les inégalités réelles, les injustices, les discriminations et de réfléchir aux moyens de les combattre. Loin des idéologies, l'ouvrage du collectif emmené par Didier Desponds tombe à pic.
Michel Wieviorka

Pour en finir avec l’égalité des chances croit dans la justice de l’égalité des chances et nous suggère aussi d’en finir avec un slogan. Pourquoi cet objectif est-il si difficile à réaliser ? Comment faire pour s’en approcher ? Comment éviter qu’il se transforme en cruauté envers ceux qui n’auront pas su saisir leurs chances et qui auraient donc moins de mérite ?  
Force est de constater que notre croyance vigoureuse dans l’égalité des chances se heurte à toute une série d’obstacles que le livre coordonné par Didier Desponds évalue méthodiquement : pourquoi les individus et les groupes ne sont-ils jamais véritablement égaux et, parfois, pourquoi n’ont-ils pas le même désir d’user de leurs chances ? L’égalité des chances doit-elle être notre seul principe de justice sociale ? N’y a t-il pas d’autres façons de concevoir la justice sociale ?
François Dubet

Fiche technique

Référence
460166
ISBN
9782350301662
Hauteur :
17,8
Largeur :
12 cm
Nombre de pages :
192

INTRODUCTION

ÉGALITÉ DES CHANCES : DÉCONSTRUIRE UN CONCEPT CONSENSUEL
L'émergence de l'égalité des chances dans le discours sur l'école unique (1918-1932)
La démocratsation de l'enseignement sous la 5ème République : de l'égalité des chances à l'égalité des réussites
L'égalité et les chances

MESURER LES INÉGALITÉS
Définir et mesurer l'égalité des chances
Mesurer les inégalités pour l'action syndicale en faveur de l'égalité : le point de vue de la CFDT
Politique de la ville : justice sociale ou égalité des chances ?
A t-on les mêmes chances d'obtenir un entretien d'embauche si on réside à Enghien-les-Bains, Sarcelles ou Villiers-le-Bel

COMBATTRE POUR L'ÉGALITÉ
Permanence des inégalités de genre dans le monde professionnel
La diversité culturelle et linguistique dans "l'école de la périphérie" , une passerelle vers l'égalité des chances
Le temps des loisirs et de la vie quotidienne : les conditions d'uen démocratisation éducative
Supprimer la carte scolaire au nom de la "mixité sociale" et de "l'égalité des chances" : une mystification
Le logement, au coeur de l'exclusion et des inégalités

Sous la direction de Didier Desponds, maître de conférences en Géographie à l'université de Cergy-Pontoise.

Pierre Bergel est géographe, maître de conférence à l'université de Caen-Basse-Normandie, membre de l'UMR CNRS Espaces et sociétés 6590. Ses travaux portent sur les transformations urbaines et les divisions socio-spatiales dans les villes françaises et algériennes; Il a également conduit l'évaluation du contrat de ville de l'agglomération caennaise (2000-2006) pour le compte de la Préfecture du Calvados.

Marie-Madeleine Bertucci, Professeure des universités en sciences du langage, université de Cergy-Pontoise, coordinatrice du pôle LaSCoD du centre de recherche Textes et Francophonies, coresponsable du master Enseignement des Lettres. Axes de recherche : situations plurilingues, migrants, écoles, banlieues, sociolinguistique.

Bernard Bier, sociologue, ancien chargé d'études et de recherche à l'INJEP (Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire) et responsable éditorial des Cahiers de l'action. Champ de recherche: les politiques éducatives et de jeunesse. A publié récemment : Bier B. (avec Chambon A., De Queiroz J.-M.), Mutations territoriales et éducation. De la forme scolaire vers la forme éducative ?, 2010, ESF.

Jules Donzelot est sociologue. Doctorant à l'EHESS sous la direction de François Dubet, il étudie les politiques d'égalité des chances en France et en Angleterre sous un angle comparatif. Il a bénéficié pour sa thèse d'une bourse Cifre et occupe depuis 2008 le poste de chargé de mission Égalité des chances à la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise. Dans ce cadre, il a élaboré avec l'université de Cergy-Pontoise l'action UNIVDHIVER qui s'inspire des summer schools observées en Angleterre.

Bruno Garnier est professeur de sciences de l'éducation à l'université de Corse/UMR CNRS LISA 6240. Il forme les étudiants qui se destinent aux métiers de la formation.Comme chercheur, qualifié en langue et littérature françaises (1997) et en sciences de l'éducation (2009), il s'est intéressé à l'histoire des rhétoriques politiques en éducation. Après avoir soutenu une HDR, préparée à l'UMR Éducation et Politiques (université Lyon 2), il étudie actuellement les mutations qu'ont connues le métier d'enseignement et la fonction de l'école, en France et dans le monde, au-delà des mots qui servent à en désigner les finalités et les ressorts.

Arnaud Lefranc est professeur de sciences économiques à l'université de Cergy-Pontoise et directeur du laboratoire THEMA (UMR CNRS 8184). il est aussi membre junior de l'Institut universitaire de France. ses recherches relèvent de l'économie du travail, des inégalités et de l'éducation et portent sur la transmission intergénérationnelle des inégalités et sur la mesure de l'égalité des chances.

Pierre Kahn est professeur en sciences de l'éducation à l'université de Caen-Basse-Normandie. Il est directeur adjoint du CERSE EA 965, au sein duquel il a la responsabilité scientifique de l'équipe Histoire : Institutions, Disciplines, Idées, Acteurs (HIDIA). Ses recherches portent en général sur les enjeux épistémologiques, culturels et sociaux de l'histoire de l'école et de l'enseignement en France, et plus particulièrement, dans le cadre de la recherche ANR "Réformer les disciplines scolaires, 1945-1985", sur les réformes institutionnelles et disciplinaires du système éducatif depuis la Libération.

Anousheh Karvar est secrétaire nationale de la CFDT. Elle a été en charge de la coordination de la lutte contre les discriminations à la CFDT (2006-2010). Elle a été membre du Comité pour la mesure et l'évaluation de la diversité et des discriminations/COMEDD, présidé par F. Héran en 2009. Membre de la Commission consultative de la HALDE (2006-2008) et vice-présidente de la sous-commission"Lute contre le racisme et les discriminations" de la Commission nationale consultative des Droits de l'Homme/CNCDH (2008-2010).

Loïc du Parquet est maître de conférences en sciences économiques à l'université du Maine, chercheur au GAINS et à la fédération de recherche TEPP (FR CNRS n°3126). Après des travaux en finances publiques, il est membre depuis 2008 du Groupe d'évaluation des origines des discriminations à l'embauche (GEODE) et s'intéresse aux discriminations liées au sexe, à l'origine et au lieu de résidence. Il est également porteur du projet d'expérimentation "Améliorer la qualité des emplois exercés par les étudiants" conduite à l'université du Maine et financée par le Fond d'expérimentation pour la jeunesse.

Pascale Petit est maître de conférences en sciences économiques à l'université d'Evry-Val d'Essone, chercheure à l'EPEE et à la Fédération de recherche TEPP (FR CNRS n°3126) et responsable scientifique du Groupe d'évaluation des origines des discriminations à l'embauche (GEODE). Ses travaux portent sur la mesure des discriminations et l'évaluation des politiques publiques à l'aide de protocoles d'assignation aléatoire.

Christophe Robert est délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre au sein de laquelle il a notamment en charge la coordination du rapport annuel sur l'état du mal-logement en France. Docteur en sociologie, il a auparavant exercé pendant 10 ans une activité de chercheur dans un bureau d'études à Paris dans les domaines de l'habitat, de la politique de la ville ainsi que les thèmes de l'exclusion et du développement culturel. Il est également membre du comité d'évaluation et de suivi de l'Anru (Agence nationale de rénovation urbaine), de la Commission nationale consultative des gens du voyage, de la Commission nationale Solidarité et Renouvellement urbains (SRU), du Comité de suivi de la mise en œuvre du droit au logement opposable et de l’Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Oneps).

Rachel Silvera est économiste, maîtresse de conférences à l'université Paris Ouest - Nanterre - La Défense, chercheuse associée au CES, axe "Institutions", université Paris Sorbonne ; spécialiste des questions d'égalité professionnelle en matière de salaires, de temps de travail et d'articulation des temps, d'emploi et de relations professionnelles ; experte française du réseau européen "Femmes dans l'emploi" pour la Commission européenne ; membre fondatrice du groupe de recherche du CNRS MAGE (Marché du travail et genre en Europe) et membre du comité de rédaction de la revue Travail, Genre et Société. Dernière publication : Comparer les emplois entre les femmes et les hommes : de nouvelles pistes vers l'égalité salariale, (avec Séverine Lemière), Études et Recherche, Halde, La Documentation française, 2010.

"Dans la France du début du XXIe siècle, l'égalité des chances est partout, omniprésente dans tous les domaines, l'Éducation nationale d'abord, mais aussi la politique de la ville, l'accès à l'emploi, le développement culturel. [...] L'égalité des chances s'est progressivement imposée comme une catégorie de l'action publique qui permet de capter des fonds de l'État, de mettre en place de coûteux dispositifs, sans que soient nécessairement évalués la pertinence des actions entreprises, ni leurs effet à court ou moyen terme."

Recensé dans VEI Actualité n°374, janvier 2012 : "Les articles réunis ici concernent la question des inégalités et la façon d'y remédier. Ces inégalités sont multifactorielles et se renforcent mutuellement. Les dispositifs qui se revendiquent de l'égalité des chances n'améliorent pas la situation des exclus en général. En finir avec légalité des chances évalue les obstacles, s'interroge sur les pratiques mises en oeuvre au nom de ce principe qui, dans la France du XXIème siècle, est partout, omniprésent dans tous les domaines, l'Education nationale d'abord, mais aussi la politique de la ville, l'accès à l'emploi, le logement, le développement culturel.... et suggère d'en finir avec un slogan."