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Les cités grecques de Solon à Démosthène

18,01 €

Par Romain Guicharrousse et Nicolas Siron

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Et en lettre suivie pour la France métropolitaine !

Tout ce dont l’étudiant a besoin pour le sujet 2022 d’Histoire ancienne de l'épreuve d'option histoire du concours de l’ENS Ulm.

Comme tous les Clefs-concours, l’ouvrage est structuré en trois parties :

   -  Repères : le contexte historique

   - Thèmes : comprendre les enjeux du programme

   - Outils : pour retrouver rapidement une définition, une date, un personnage, une référence.

 

Fiche technique

Référence
460788
ISBN
9782350307886
Hauteur :
17,8 cm
Largeur :
12 cm
Nombre de pages :
250
Reliure :
broché

REPÈRES

LA GRÈCE DES CITÉS : UNITÉ ET DIVERSITÉ

DÉFINIR LA CITÉ GRECQUE

LA “NAISSANCE DE LA CITÉ”

DE SOLON À DÉMOSTHÈNE : TENSIONS ET UNITÉ DU MONDE GREC

LES SOURCES

LA “LITTÉRATURE”

Les historiens des ve et VIe siècles

Le théâtre

Les dialogues et traités philosophiques

Les discours judiciaires

Les sources postérieures

LES REALIA

L’épigraphie

L’archéologie

L’iconographie : la céramique

La numismatique

LES CRISES DES CITES GRECQUES À LA FIN DE L’ÉPOQUE ARCHAÏQUE

LES GRANDS LÉGISLATEURS FACE AUX INÉGALITÉS

Sparte et la Rhètra de lycurgue

Athènes et l’arbitrage de Solon

LES TYRANS, ENTRE LES ÉLITES ET LE PEUPLE

Définir la tyrannie

Un exemple d’effet de source : Les Pisistratides à Athènes

Les tyrans de Syracuse

Périandre à Corinthe

LES DÉBUTS DE LA DÉMOCRATIE ATHÉNIENNE :

LA RÉFORME “CLISTHÉNIENNE”

DU DANGER EXTÉRIEUR AUX LUTTES INTÉRIEURES :

QUELLE APOGÉE AU Ve SIÈCLE ?

LES GUERRES MÉDIQUES : LES CITÉS GRECQUES CONTRE LE BARBARE

La révolte d’Ionie : Milet face à la Perse (499-494)

La première guerre médique (490)

L’expédition de Xerxès et la deuxième guerre médique (480-479)

LA LIGUE DE DÉLOS : ALLIANCE ET DÉSUNION DES CITÉS GRECQUES

Les dérives d’une symmachie inégalitaire

Un impérialisme économique ?

Athènes et Sparte : une guerre froide qui dégénère

LA GUERRE DU PÉLOPONNÈSE : CONFLITS INTER ET INTRA-CIVIQUES

L’impérialisme athénien

cause de la guerre d’Archidamos (431-421)

L’expédition de Sicile : la fuite en avant

La chute de l’empire et de la démocratie athénienne

LE DEVENIR DES CITÉS GRECQUES AU IVe SIÈCLE :

VERS LA MORT DE LA CITÉ GRECQUE ?

LES RIVALITÉS DES CITÉS GRECQUES AU IVe SIÈCLE

L’apogée spartiate jusqu’à la guerre de Corinthe

Thèbes et Athènes contre Sparte

Les hégémonies thébaines puis athénienne

UN DÉCLIN DES CITÉS GRECQUES AU IVe SIÈCLE ?

La Macédoine, une cité grecque ?

La victoire macédonienne

Les “crises” des cités

THÈMES

CITÉS GRECQUES ET INSTITUTIONS

DES RÉGIMES COMPLEXES ET VARIÉS

De nombreuses cités oligarchiques

Le cas de Sparte : une constitution mixte

• La royauté spartiate

• L’assemblée

• Le conseil : la gérousia

• Les éphores

La cité tyrannique

Des régimes variés au cours du temps : l’exemple de l’Eubée

LES INSTITUTIONS DE LA CITÉ DÉMOCRATIQUE ATHÉNIENNE

L’assemblée (Ecclésia)

• Composition

• Déroulé

• Compétences de l’Assemblée

• L’ostracisme

Le Conseil (Boulè)

• Composition

• Compétences du Conseil

Les magistratures

• Les archontes

•Les stratèges

•Les autres magistratures

Les textes de loi, reflet des institutions athéniennes

Les tribunaux

• L’Héliée

• L’Aréopage

• Une concurrence judiciaire entre les institutions ?

LES AUTRES FORMES POLITIQUES DE LA GRÈCE :

DES EHTNÈ AUX CONFÉDÉRATIONS

Dans le Nord de la Grèce continentale

Les confédérations à l’époque classique

LES GROUPES SOCIAUX DANS LES CITÉS GRECQUES

LES CITOYENS

À l’époque archaïque, la citoyenneté des cités oligarchiques

Les citoyens de Sparte

• Un corps civique en principe égalitaire

• Un corps civique inégalitaire

• Des citoyens déchus

Les citoyens de l’Athènes démocratique à l’époque classique

• Les conditions pour devenir citoyen

• Citoyens riches, citoyens pauvres  

• La participation à la vie politique de la cité

• Faire la guerre pour défendre sa cité

• Des droits spécifiques à la démocratie athénienne

• Un devoir démocratique : les liturgies

• Un devoir démocratique : les impôts

• La participation aux fêtes religieuses

• Le risque de l’atimie

LES CITOYENNES

Les citoyennes dans les cités grecques (à l’exception de Sparte)

• Les femmes soumises à une domination masculine

• Mais des femmes qui ne sont pas enfermées dans la maisonnée

• Des citoyennes

Les femmes spartiates

• L’éducation des filles spartiates

• Femmes et possession de la terre

LES ÉTRANGERS ET LES MÉTÈQUES

Les étrangers dans les cités à l’époque archaïque

Les étrangers dans les cités à l’époque classique

• Le métèque, un étranger résident

• Une extrême difficulté à intégrer le corps civique malgré tout

 • Gagner sa vie comme métèque

• Des étrangers intégrés socialement à la cité

• Les affranchis

LES ESCLAVES

La servitude pour dettes à l’époque archaïque

Les esclaves marchandises

Une intégration sociale aux formes variées mais très limitée

Les hilotes spartiates

• Les origines des hilotes

• Les fonctions des hilotes

• La crainte des hilotes

• Les révoltes et la libération de la Messénie

DES GROUPES SOCIAUX TRANSVERSAUX : LES PROFESSIONNELS

ÉCONOMIES ET SOCIÉTÉS

L’EXPLOITATION DES RESSOURCES DU TERRITOIRE

Les propriétés foncières

Les productions du territoire : agriculture, élevage, chasse et pêche L’exploitation du sous-sol

L’ARTISANAT DANS LES CITÉS GRECQUES

Une grande diversité de métiers

Les acteurs de la production

Les lieux de production artisanale

LE COMMERCE DANS LES CITÉS GRECQUES

Les marchandises échangées

• Des spécialisations régionales

• Athènes, centre du monde à l’époque classique

Les lieux du commerce

• Une agora, des agoras

• L’emporion

Les règles et lois du commerce

• Les contrôles sur l’agora

• Les contrôles sur le port

• La justice commerciale

Les acteurs principaux du commerce

• Les kapèloi

• Nauclères et emporoi

• Les banquiers

Des réseaux internationaux : les routes du commerce maritime

LES CITÉS GRECQUES ET LA GUERRE

LA PHALANGE HOPLITIQUE

L’hoplite

La phalange

CITOYEN ET SOLDAT : DES VALEURS TRANSMISES TOUTE LA VIE

La belle mort

Un idéal individuel transmis par l’éducation

Une question d’éducation : le cas spartiate

Une question d’éducation :

les éphèbes et la démocratie à Athènes

Les honneurs funéraires des soldats morts au combat

UNE GUERRE SOUS LE SIGNE DES DIEUX

Une guerre juste Avant la bataille Après la bataille Les lois de la guerre

LA GUERRE, REFLET DES HIÉRARCHIES SOCIALES

La cavalerie

La flotte

Les troupes légères

Le mercenariat

La poliorcétique

Le travail préparatoire

La rédaction

EXEMPLE DE COMMENTAIRE :

THUCYDIDE, LA GUERRE DU PÉLOPONNÈSE, II, 65

Texte du passage

Commentaire rédigé

AUTEURS

Démosthène (v. 384-322)

Eschyle (v. 525-456)

Hérodote (480- v.425)

Plutarque (v. 45-v. 125)

Thucydide (v. 460- v.396)

Xénophon (v.430- v.355)

Maître de conférences en histoire grecque à l’Université Paris 1, Romain Guicharrousse travaille sur l’histoire sociale d’Athènes aux époques classique et hellénistique. Il a consacré son doctorat à l’inté- gration des étrangers à Athènes (Partager la cité. Les étrangers au sein de la cité athénienne (Ve – IIIe siècle), 2022). Il a co-écrit Les Grecs et les Autres (2017) et dirigé l’ouvrage L’identification des personnes dans les mondes grecs (2019).

Nicolas Siron est docteur en histoire de la Grèce ancienne et professeur au collège Christine de Pisan d’Aulnay-sous-Bois. Membre associé au laboratoire ANHIMA, ses recherches portent sur la prise de décision dans l’Athènes classique.

"Si le mot historia est inscrit dans la première phrase d’Hérodote et si ces auteurs ont la conscience de composer un type de texte particulier, on ne peut pas parler d’historiens comme ceux d’aujourd’hui avec leurs méthodes, leurs débats, leur cursus universitaire. Hérodote a par exemple été rattaché à la géographie ou l’ethnographie du fait de ses cinq premiers livres consacrés aux peuples dominés par les Perses et Thucydide a été perçu comme un précurseur de l’histoire du temps présent développée à partir des années 1980. Surtout, il convient de prêter une grande attention à la partialité de chacune de ces sources. François Hartog a montré que les descriptions d’Hérodote répondent à un système d’opposition entre Grecs et “barbares” [HARTOG, 1991]: les différents peuples sont présentés au prisme des conceptions grecques de l’auteur et les pratiques évoquées témoignent d’une réalité passée au crible de son interprétation. Chassé de sa cité (événement terrible puisqu’il perd alors ses prérogatives de citoyen) du fait du tyran Lygdamis, il trouve refuge à Athènes, et sa mentalité est teintée d’opinions favorables à la démocratie et critiques envers les tyrans et la royauté perse. Thucydide et Xénophon sont quant à eux marqués par un athénocentrisme qui n’est pas pro-démocratique pour autant: tous deux originaires d’Athènes, ils proviennent des élites de la société et ne voient pas d’un bon œil la démocratie à l’œuvre à la fin du Ve siècle ou au début du IVe siècle. Thucydide se déclare ouvertement en faveur d’un régime proche de l’oligarchie* des 5 000 en 411 (VIII, 97, 2).

 

Le théâtre fournit l’autre grande source athénienne connue au Ve siècle. La trentaine de tragédies intégralement conservées d’Eschyle (v.), Sophocle et Euripide comme la dizaine de comédies d’Aristophane proviennent de deux concours : les Grandes Dionysies et les Lénéennes. Un chorège (un citoyen athénien très aisé) se charge d’équiper un chœur, c’est-à-dire de trouver le dramaturge qui écrira la pièce et fera répéter les comédiens, les décors qui serviront sur scène, etc. Le meilleur chorège est distingué (comme le meilleur poète et le meilleur protagoniste) par un trépied chorégique. Les représentations athéniennes n’ont alors que très peu à voir avec les formes de théâtre que nous connaissons aujourd’hui. Partie prenante du festival religieux qui a lieu pendant trois jours au mois d’Élaphébolion (fin mars – début avril), les tragédies sont encadrées par des pratiques religieuses, avec une procession et un sacrifice. La plupart des pièces ont ainsi un contenu mythique : une seule relève clairement de l’actualité géopolitique, Les Perses d’Eschyle (472). Le public prend place dans le théâtre de Dionysos, qui forme la partie centrale de son sanctuaire, l’autel du dieu trônant sur la scène (orchestra). Dionysos est connu comme la puissance divine du vin et de la fête mais incarne plus généralement la conciliation nécessaire avec ce qui est différent. C’est un moyen de faire surgir l’Autre dans la cité et de lui donner une place, comme le montre la représentation intitulée Les Bacchantes d’Euripide dans laquelle le roi thébain Penthée finit décapité par sa propre mère pour ne pas avoir accepté son cousin Dionysos à Thèbes. Aristote y a vu un moyen de purger les passions des citoyens en les exposant dans l’espace fictif du théâtre (catharsis)."