La fabrique de Jeanne d’Arc
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La fabrique de Jeanne d’Arc

18,01 €

par Thierry Dehayes

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Et en lettre suivie pour la France métropolitaine !

Au Panthéon des héros de notre histoire, Jeanne d’Arc figure au firmament. Qui peut ignorer la vie merveilleuse et édifiante d’une petite bergère gardant ses moutons à Domremy et que des voix célestes exhortent à sauver le Roi et la France ?

Et si cette femme extraordinaire n’était pas la bergère de la fable que l’on nous conte ?

Et si elle n’avait pas été brûlée à Rouen en 1431 ?

C’est sans avoir le moindre parti pris au départ que Thierry Dehayes est arrivé, au fil de l’étude des documents subsistants dont il s’indigne que les historiens réputés sur le sujet se contentent de les ignorer, à l’intime conviction que l’histoire de Jeanne d’Arc avait été fabriquée de toutes pièces.

Mais alors, qui était vraiment cette jeune femme ?

Que s’est-il passé au cours de son procès et ensuite ?

Pourquoi son histoire a-t-elle été falsifiée ?

Quel est le rôle ici de Charles VII, le roi qu’elle avait fait sacrer à Reims ?

Autant de questions auxquelles répond Thierry Dehayes, nous révélant avec brio le vrai visage de Jeanne d’Arc.

Et la réalité dépasse la fiction.

Fiche technique

Référence
460723
ISBN
9782350307237
Hauteur :
21 cm
Largeur :
15 cm
Nombre de pages :
402
Reliure :
broché

LE PROCÈS EN NULLITÉ DE CONDAMNATION (1450-1456)

         1450-1456 : les enjeux du procès en nullité de condamnation pour Charles VII

              Les aléas du procès en nullité de condamnation

              Le rôle des Darc dans le procès en nullité de condamnation

              L’incroyable conclusion du procès en nullité de condamnation

              Les modalités des interrogatoires

                      Les témoignages sont à classer en diverses catégories, en fonction du statut social de leurs auteurs

                      Les témoignages des plus prestigieux compagnons de Jehanne au temps de l’ost

                      Les deux témoins directs, et participants, de la chevauchée vers Chinon : Bertrand de Poulengy et Jean de Novelopont (ou Nouillompont), dit Jean de Metz

                      Le voyage de Vaucouleurs à Chinon

                      Les autres témoignages : de troublantes convergences

              Le portrait hagiographique ou “officiel” de Jehanne enfant et adolescente

                      Des zones d’ombre dans l’enfance et l’adolescence de Jehanne

LE PORTRAIT DE JEHANNE QUI ÉMERGE DU PROCÈS EN NULLITÉ DE CONDAMNATION DE 1456 N’EST-IL PAS EN CONTRADICTION AVEC CELUI DE “LA JEHANNE PRIMITIVE”, SELON L’EXPRESSION DE SAINTE-BEUVE ?

         La bergerette ou simple paysanne

              Comment Jehanne s’exprimait-elle ?

                      Jehanne détestant les jurons

                      Un langage très simple

              Jehanne savait-elle lire et écrire ?

              La cavalière

              Un entraînement physique

              Jehanne non violente ?

              Une controverse toujours actuelle : la mascotte inopérante

ROUEN ET LA NAISSANCE DE LA LÉGENDE DORÉE

         Rouen : que s’y est-il passé exactement ?

                      Les témoins, anciens juges

                      Les conditions de détention de Jehanne

              Jehanne reçoit dans sa cellule l’ensemble des personnes à même de négocier avec elle sa libération sous conditions

              L’“abjuration” du cimetière Saint-Ouen

              Un revirement incompréhensible

              Le bûcher

                      Témoins qui disent en 1452 avoir assisté au supplice

                      Témoins qui laissent seulement supposer qu’ils ont assisté au supplice

                      Témoins qui restent (très) prudents

                      “Témoins” sollicités qui n’étaient pas présents place du Vieux-Marché !

                      Les témoins ayant reconnu Jehanne comme étant celle qui a été brûlée sur la place du Vieux-Marché

                      Le rappel des témoins de Rouen en 1456

              Les “lieux communs” des dépositions attestant de la “sainte mort” de Jeanne

              La validité des principaux témoignages sur le martyre de Jeanne

              Pourquoi Jehanne, si elle est bien une bâtarde royale, ne l’a-t-elle pas avoué à Rouen ?

              L’exécution d’une condamnée le 30 mai 1431 est-elle un fait avéré ?

              L’Évangile de Jehanne : la fin édifiante à Rouen et la naissance “christique” à Domremy

                      La fin édifiante à Rouen

                      La naissance christique de Jehanne

                      Le don de guérisseuse ; les miracles

                      Le prophétisme

                      Un “Judas” ? Une punition divine ?

              La vision idéalisée de Jehanne

                      Sa sobriété

                      La vierge sacrée

              Parlons de ses rapports avec les femmes ; La question de la pudeur

JEHANNE RÉAPPARAÎT SUR LA SCÈNE PUBLIQUE (20 MAI 1436)

              La correspondance de Jehanne en 1436

              Chez Elisabeth de Görlitz - de Luxembourg

              Jehanne à Cologne

              Le mariage de Jehanne

              Un mariage précipité avec un inconnu et arrangé par la duchesse de Luxembourg ?

              1439 : une nouvelle série de documents capitaux

              Paris, 1440, puis une rencontre avec le roi ?

              Le temps du retrait ? (fin 1440 - début 1441)

              1443 : l’acte de donation de l’Isle-aux-Bœufs

JEHANNE DES ARMOISES, PUCELLE DE FRANCE

         Jehanne des Armoises

              La princesse royale, identifiable à Jehanne des Armoises

              Deux enquêtes sur Jehanne la Pucelle à Domremy

              Que savait le commissaire inquisiteur Jean de La Fontaine sur Jehanne ?

              Un élément important dans les témoignages de Domremy : l’année, approximative, de la naissance de Jehanne

              L’attitude de Jehanne au procès de Rouen

              Intervention divine ou humaine ?

              L’hypothèse orléanaise

              D’incroyables zones d’ombre

              Une histoire officielle en marche, voulue par Charles VII et avec l’appui de l’Église ?

                      Les deux portraits de la dame des Armoises

                      Les documents bourguignons sur Jehanne

                      Le jeu de cartes de la Pucelle

              La descendance de Jehanne

              Des instructions données pour dissimuler la véritable identité de Jehanne ?

                      L’origine royale de Jehanne est-elle un secret d’État ?

                      Pas la sœur du roi !

              Le lieu où elle repose

LE MYTHE CONTRE L’HISTOIRE

CONCLUSION

              La vraisemblance de notre interprétation

              Pourquoi Charles VII a-t-il tenu à faire sortir Jehanne, non de l’histoire, mais de sa véritable histoire ?

ANNEXES

              Documents

              Éclairages

                      L’acte de location du Château de l’Isle à Domremy à Jacob (=Jacques Darc)

                      Jehanne à Orléans en 1429 et 1430

                      Le rôle militaire novateur de Jehanne la Pucelle

                      Dunois à Louviers en mars 1431

                      Gilles de Rais à Louviers en 1431

                      Les privilèges extraordinaires accordés à la ville de Louviers par Charles VII

                      Un document disparu ? Le contrat de mariage entre Robert et Jehanne des Armoises

                      Jehanne près du Mans (1439 ?)

                      Les sources des deux procès

              L’histoire de Jehanne la Pucelle en quelques dates

              Bibliographie sélective

              Index

                      Noms de personnes

                      Noms de lieux

Thierry Dehayes enseigne la Culture générale en classes préparatoires. Titulaire d’un doctorat et d’une agrégation de Lettres, ainsi que d’un DEA en Histoire, il est l’auteur d’études biographiques et littéraires sur Marcel Pagnol et Antoine de Saint-Exupéry. Son goût pour l’histoire l’a également amené à rédiger plusieurs monographies de lieux et villes, avant de le pousser à se tourner vers une des plus belles figures féminines de l’Histoire de France.

Devant le manque total de vraisemblance d’une partie de la légende dorée de “Jeanne d’Arc”, en particulier celle qui concerne la conduite de la guerre, certains historiens contemporains s’efforcent de plus en plus de minimiser le rôle effectif de la Pucelle à l’armée. Il est en effet tout à fait impossible qu’une simple fille de paysans, même aisés, ait pu avoir la maîtrise équestre et du maniement des armes, voire de la façon de mener un siège, qui a tant stupéfié ses propres soldats.

Qui plus est, Jeanne, absolument dépourvue d’expérience militaire à cette date [=au début des opérations militaires de 1429], n’exerce aucun commandement. quant à l’idée de lui faire donner des ordres aux plus grands seigneurs du royaume, elle est absurde.

La renvoyer au statut de cavalière d’occasion et de combattante seulement armée de son étendard n’est pourtant pas la meilleure façon de lui rendre l’hommage qu’elle mérite, et c’est surtout aller à l’encontre de ce que témoins directs et documents officiels disent tous à son propos.

À commencer par le pape Pie II : “La conduite de la guerre aurait été confiée à la Pucelle avec le commandement des armées227.

Les termes même de la rançon versée à Jehan de Luxembourg pour l’achat de Jehanne le confirment : “C’est assavoir dix mil livres tournois au paiement de l’achapt [l’achat] de Jehanne la Pucelle que l’en dit estre sorcière, personne de guerre, conduisant les ostz [armées en bataille ; noter le pluriel] du Dauphin.”

Son autorité en matière militaire s’impose à l’évidence à tous, hormis le roi – lequel, du reste, lui délègue volontiers ses pouvoirs.