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La Grande Révolution (nouvelle édition)

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Par Pierre Kropotkine

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Édité par Arno Lafaye-Moses et préfacé par Gérard Filoche

Fiche technique

Référence
460716
ISBN
9782350307169
Hauteur :
17,8 cm
Largeur :
12 cm
Nombre de pages :
780
Reliure :
broché
Format :
poche

Préface de Gérard Filoche

Avant-propos de Arno Lafaye-Moses

Préface de l’auteur

I.   LES DEUX GRANDS COURANTS DE LA RÉVOLUTION 
II.    L’IDÉE 
III.    L’ACTION
IV. LE PEUPLE AVANT LA RÉVOLUTION
V. L’ESPRIT DE RÉVOLTE ; LES ÉMEUTES
VI.   LES ÉTATS GÉNÉRAUX RENDUS NÉCESSAIRES
VII.   LE SOULÈVEMENT DES CAMPAGNES DANS LES PREMIERS MOIS DE 1789
VIII.  ÉMEUTES À PARIS ET DANS LES ENVIRONS
IX.       LES ÉTATS GÉNÉRAUX
X.       PRÉPARATIFS DU COUP D’ÉTAT
XI.   PARIS À LA VEILLE DU 14 JUILLET
XII.   LA PRISE DE LA BASTILLE
XIII.    LES CONSÉQUENCES DU 14 JUILLET À VERSAILLES
XIV.  SOULÈVEMENTS POPULAIRES
XV. LES VILLES
XVI.   LE SOULÈVEMENT DES PAYSANS
XVII.   LA NUIT DU 4 AOÛT ET SES CONSÉQUENCES
XVIII.   LES DROITS FÉODAUX SUBSISTENT
XIX.    DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME
XX.   JOURNÉES DES 5 ET 6 OCTOBRE 1789
XXI.    TERREURS DE LA BOURGEOISIE. NOUVELLE ORGANISATION MUNICIPALE
XXII.   DIFFICULTÉS FINANCIÈRES. VENTE DES BIENS DU CLERGÉ
XXIII.    LA FÊTE DE LA FÉDÉRATION
XXIV. LES DISTRICTS ET LES SECTIONS DE PARIS
XXV. LES SECTIONS DE PARIS SOUS LA NOUVELLE LOI MUNICIPALE
XXVI.   LENTEURS DANS L’ABOLITION DES DROITS FÉODAUX
XXVII.   LÉGISLATION FÉODALE DE 1790    
XXVIII.   ARRÊT DE LA RÉVOLUTION EN 1790
 XXIX.   LA FUITE DU ROI. LA RÉACTION. FIN DE L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE     
XXX.   L’ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE. LA RÉACTION EN 1791-1792     
XXXI.    LA CONTRE-RÉVOLUTION DANS LE MIDI    
XXXII.   LE 20 JUIN 1792    
XXXIII.   LE 10 AOÜT. SES CONSÉQUENCES IMMÉDIATES    
XXXIV. L’INTERRÈGNE. LES TRAHISONS    
XXXV. LES JOURNÉES DE SEPTEMBRE    
XXXVI.   LA CONVENTION. LA COMMUNE. LES JACOBINS.                       
XXXVII.    LE GOUVERNEMENT. LUTTES AU SEIN DE LA CONVENTION LA GUERRE
XXXVIII.    LE PROCÈS DU ROI
XXXIX.   MONTAGNE ET GIRONDE
XL. EFFORTS DES GIRONDINS POUR ARRÊTER LA RÉVOLUTION
XLI. LES “ANARCHISTES”
XLII. CAUSES DU MOUVEMENT DU 31 MAI
XLIII. REVENDICATIONS SOCIALES. ÉTAT DES ESPRITS À PARIS. LYON
XLIV. LA GUERRE. LA VENDÉE. TRAHISON DE DUMOURIEZ
XLV. NOUVEAU SOULÈVEMENT RENDU INÉVITABLE
XLVI. LE SOULÈVEMENT DU 31 MAI ET DU 2 JUIN
XLVII. LA RÉVOLUTION POPULAIRE. L’IMPÔT FORCÉ
XLVIII. LES TERRES COMMUNALES. CE QU’EN FIT LA LÉGISLATIVE
XLIX. LES TERRES SONT RENDUES AUX COMMUNES
L. ABOLITION DÉFINITIVE DES DROITS FÉODAUX
LI. BIENS NATIONAUX
LII. LUTTE CONTRE LA DISETTE. LE MAXIMUM. LES ASSIGNATS
LIII. LA CONTRE-RÉVOLUTION EN BRETAGNE. MARAT ASSASSINÉ
LIV. LA VENDÉE. LYON. LE MIDI
LV. LA GUERRE. L’INVASION REPOUSSÉE
LVI. LA CONSTITUTION. LE GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE
LVII. ÉPUISEMENT DE L’ESPRIT RÉVOLUTIONNAIRE
LVIII. LE MOUVEMENT COMMUNISTELIX. IDÉES SUR LA SOCIALISATION DE LA TERRE, DES INDUSTRIES,DES SUBSISTANCES ET DU COMMERCE
LX. LA FIN DU MOUVEMENT COMMUNISTE
LXI. CONSTITUTION DU GOUVERNEMENT CENTRAL. LES REPRÉSAILLES
LXII. INSTRUCTION . SYSTÈME MÉTRIQUE . NOUVEAU CALENDRIER. TENTATIVES ANTI-RELIGIEUSES
LXIII. L’ÉCRASEMENT DES SECTIONS
LXIV. LUTTE CONTRE LES HÉBERTISTES
LXV. CHUTE DES HÉBERTISTES. EXÉCUTION DE DANTON
LXVI. ROBESPIERRE ET SON GROUPE
LXVII. LA TERREUR
LXVIII. LE 9 THERMIDOR. TRIOMPHE DE LA RÉACTION

CONCLUSION

Glossaire

Précisions biographiques

Bibliographie indicative

Index


     


Arno Lafaye Moses est le pseudonyme d'un haut fonctionnaire français, membre de la société des études robespierristes. 

Avec une préface de Gérard Filoche, militant syndical et politique de gauche, inspecteur du travail ,essayiste et écrivain. 

 

"Le 4 mai, les 1.200 députés des États-Généraux, réunis à Versailles, se rendaient à l’église Saint-Louis, pour y entendre la messe d’ouverture, et le lendemain, le roi ouvrait leur séance en présence d’un nombreux public de spectateurs. Et, déjà dès cette séance d’ouverture, se dessinait l’inévitable tragédie que devait être la Révolution.

Le roi n’avait que méfiance pour les représentants de la nation qu’il avait convoqués. Il s’était enfin résigné à le faire, mais il se plaignait, devant ces mêmes représentants, de “l’inquiétude des esprits”, de la fermentation générale, comme si cette inquiétude eût été factice, non motivée par l’état même de la France ; comme si cette réunion eût été une violation inutile et capricieuse des droits royaux.

La France, longtemps empêchée de faire des réformes, en était arrivée à sentir le besoin d’une révision complète de ses institutions — et le roi ne mentionnait que quelques réformes légères dans les finances, pour lesquelles un peu d’économie dans les dépenses aurait suffi. Il demandait “l’accord des ordres”, alors que les assemblées provinciales avaient déjà montré que l’existence d’ordres séparés était surannée dans les esprits, — un poids mort, une survivance du passé. Et, alors que tout était à refaire — comme dans la Russie actuelle — le roi exprimait surtout des craintes “d’innovations !” Ainsi s’annonçait, déjà dans ce discours, la lutte de vie et de mort qui allait commencer entre l’autorité royale et le pouvoir représentatif."