Mai 1968. Une histoire sans fin (Tome II)
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Mai 1968. Une histoire sans fin (Tome II)

23,70 €

1994-2017 : les années PS

par Gérard Filoche.

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Et en lettre suivie pour la France métropolitaine !

La vérité sur les échecs (et succès) de la gauche.

Aux avant-postes des luttes et des mécanismes politiques, Gérard Filoche, après avoir, dans un premier tome, relaté les années post-68, retrace avec minutie et gourmandise 25 ans d’années PS. 

Fiche technique

Référence
460652
ISBN
9782350306520
Hauteur :
17,8 cm
Largeur :
12 cm
Nombre de pages :
1140
Reliure :
broché


                 

Né le 22 décembre 1945, les 25 premières années de la vie de Gérard filoche se passent à à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Inférieure, devenue Seine-Maritime), ville de tradition cheminots avant de s’installer à Paris. Son père René Filoche (1911-1988), né à Argentan (Orne) dans une famille ouvrière de sept enfants, avait été engagé comme chaudronnier-menuisier aux chemins de fer (au dépôt de Rouen-Orléans) en 1935, l’année de son mariage. René, arrêté dans les Ardennes, subit la captivité de 1940 à avril 1945 en Allemagne. Sa mère Antoinette Leborgne (1913-2000), dont le père avait été tué en 1917 à Verdun, a travaillé comme tricoteuse, comme cuisinière puis aide-soignante.

Gérard Filoche a fait ses études jusqu’à la maîtrise de philosophie, en exerçant une dizaine de métiers pendant douze ans dans le privé (dont moniteur, éducateur, pion, professeur de philosophie, manutentionnaire, chauffeur-livreur, conducteur de train, facteur, journaliste, imprimeur, ouvrier du livre) puis contrôleur du travail en 1982 et Inspecteur du Travail à partir de 1985 jusqu’à sa retraite en 2010.

C’est par celle qui allait devenir sa femme que Gérard Filoche fut véritablement initié à l’action politique ; Françoise Le Toullec, de trois ans son aînée, qu’il rencontra en 1960, était elle même fille de Marcel Le Toullec, lequel avait survécu à Verdun, cheminot conducteur de locomotive à vapeur, communiste à partir de 1920, anti militariste et ancien résistant FTP.

Syndiqué pour la première fois à la CGT en 1963, adhérent du PCF et de l’UEC en 1964-66, de l’UNEF à Rouen, puis militant de la JCR, de la LC/FCR/LCR, président de l’AGER-UNEF de Rouen, membre du comité central puis du bureau politique de la LC/LCR de 1969 à 1994, animateur de la tendance pour le travail de masse et l’unité de la gauche, membre de la direction de la QI-SU pendant plus de 15 ans, il fut animateur du Comité de grève des étudiants de Rouen, du Comité Vietnam National, des Comités Chili et co-fondateur de SOS-Racisme.

Militant du PS de 1994 à 2018, membre du conseil national et du bureau national, il a animé le mensuel Démocratie et Socialisme, conçu comme le “fil à plomb” de son action et de celle de ses amis et camarades 30 années durant. Depuis 2018, il anime la Gauche démocratique et sociale (GDS). Son activité militante lui a valu, de 1999 à 2018, quatre procès venus du patronat et de la droite, il les a tous gagnés, “triomphalement” dit son avocat Me Tricaud.

Gérard Filoche est avant tout un militant et c’est pour défendre et argumenter la cause du salariat qu’il a publié une quarantaine d’ouvrages en 60 ans d’engagement à gauche. C’est la grande grève générale de mai 68, dit-il, qui lui a donné l’envie et la force de ce combat sans fin, aujourd’hui raconté, surtout en direction de la jeunesse, dans deux tomes de ses mémoires, le premier couvant la période de 1964 à 1994, et le second de 1994 à 2017…

"LA BATAILLE, SUR LE MOMENT, EST GAGNEE

La majorité du congrès de Reims, avec 71% des voix, a refusé ce renversement d’alliance vers le centre au lieu de la gauche. La direction de Martine Aubry s’y refuse et cela sera confirmé encore à La Rochelle en août 2009 et lors du Conseil national du 12 septembre 2009.

Martine Aubry accepte et promeut même notre projet “d’une maison commune de la gauche”. L’heure n’est pas, comme commence à le faire Mélenchon, à encourager le PS dans la mauvaise voie, au contraire il faut souhaiter dans l’intérêt de toute la gauche, qu’il ne dérive pas vers le Modem! Face à ce risque éventuel (mais improbable), la bonne attitude, positive, constructrice n’est sûrement pas de déclarer l’affaire jouée, ni de pousser à ce qu’elle se réalise. Parce que si cela arrivait, ce ne serait pas une réjouissance, ça ferait perdre une autre fois face à Sarkozy.

Il n’y a pas de fatalité à l’échec à l’élection suivante qui se profile en 2012 : si justement on parvient à éviter la division entre une gauche combative mais isolée et un PS qui se compromettrait avec le Modem.

Mais pour cela, il faut avoir conscience que rien de grand ne s’est fait dans l’histoire de ce pays, sans unité de toute la gauche. Encore une fois nous n’avons gagné les 40 heures en 1936, les congés payés, les 39 heures en 1982 et quantité de droits, les 35 heures en 2002 qu’avec l’unité de toute la gauche.

Alors nous combattons l’idée qu’il y aurait “deux gauches”, il ne faut pas “installer” cette idée, il ne faut pas creuser le fossé, selon la nouvelle théorie de Jean-Luc Mélenchon, “assumer la compétition entre deux gauches”.

Car si les deux années qui suivent sont celles de deux gauches en compétition qui s’affrontent, c’est foutu pour 2012, Sarkozy sera réélu ! Au contraire, nous le pensons, il faut mener bataille pour nous unifier.

La théorie dite des “deux gauches” est dangereuse et fausse ! Il y a un seul salariat, il doit y avoir une seule gauche ! bien sûr qu’à gauche il y a des sensibilités multiples, un arc-en-ciel de points de vue, que le salariat est très divers, mais ce sont les points communs qu’il faut rechercher.

La gauche est une et pluraliste.

Alors, il faut bâtir un programme commun au cœur de la gauche, de façon volontaire, surmonter les obstacles divisant les gauches: rapprocher “réformistes” et “révolutionnaires” sur un projet de transformation par exemple pour 35, 60, 1600, 20… ce n’est ni impossible ni difficile : pour un retour à de vraies 35 heures, travailler moins, mieux, pour travailler tous, pour une retraite décente pour tous à 60 ans, pour une hausse forte du Smic à 1 600 euros, pour un blocage du salaire maximal à 20 fois le Smic.

De même, pourquoi diffuser, ce que va faire Mélenchon, l’idée que des “primaires” à gauche en vue de 2012 serait “un piège” ?

Pareilles “primaires” ne s’entendent que s’il y a une plateforme commune entre les partenaires de gauche. Et c’est raisonnable de vouloir un candidat commun qui défende ladite plateforme dès le premier tour. Il se peut même qu’il y ait un consensus sur un candidat et les primaires ne seraient qu’une grande ratification unitaire, publique, mobilisée… C’est logique dès qu’il y a accord… et c’est insensé s’il n’y a pas accord.

Un candidat commun, c’est le contraire de la présidentialisation, car justement il ne s’impose pas par le haut, il n’échappe pas aux militants de son parti, aux partis de gauche, il est le produit d’un choix collectif, raisonné, mobilisé. bien sûr, pas question de Modem ou autre, cela n’aurait pas de chances, il s’agit clairement d’un candidat du camp de la gauche… évidemment, cela veut dire aussi accord de partage des moyens de campagne, des paroles de campagne, des finances de campagne, des circonscriptions avec des garanties précises pour les groupes parlementaires, pour le gouvernement lui-même.

En avant pour l’unité, levons les méfiances, préjugés, rancœurs, rencontrons-nous, donnons-nous les garanties par le débat politique, des collectifs unitaires partout à la base, par un accord programmatique précis, et un véritable projet commun de gouvernement de toute la gauche !

On veut l’unité d’action, pas l’unité de pensée, que chacun garde ses sensibilités mais que tous choisissent consciemment ensemble les 8, 10 ou 12 points qui peuvent les ressembler.

Voilà ce que défend avec acharnement la revue D&S, à partir du départ de Mélenchon, de 2008 à 2012."

Recension disponible sur le site Gauche démocratique et sociale, 24 mars 2022.