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Dictionnaire Montmartre

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par Jean-Marc Tarrit

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Des “Abattoirs de Montmartre” à Zuloaga”, 1000 articles pour tout savoir sur Montmartre, ses lieux, ses peintres, ses poètes, ses chansonniers, ses grands hommes et ses petites femmes, ses légendes et son histoire. L'œuvre d'une vie de l'amoureux de Montmartre le plus reconnu, Jean-Marc Tarrit, qui a successivement été président de la société d'Histoire du Vieux Montmartre, du musée de Montmartre et de la République de Montmartre.

Fiche technique

Référence
470008
ISBN
9782383500087
Hauteur :
21 cm
Largeur :
15 cm
Nombre de pages :
996
Reliure :
broché

Jean-Marc Tarrit fut successivement président de la société d’histoire et d’archéologie “Le Vieux Montmartre”, du musée de Montmartre et de la République de Montmartre. Officier de l’Ordre des Palmes Académiques, Jean-Marc Tarrit est maître de conférences honoraire à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur cette Butte mythique.

COCTEAU Jean (1889–1963)

Né dans une famille bourgeoise parisienne dont les parents se sont mariés à la mairie du 9e arrondissement, le jeune Jean restera profondément marqué par le suicide de son père, avocat et peintre amateur, alors qu’il n’a que neuf ans. Jean Cocteau passa sa jeunesse dans le Bas-Montmartre entre l’appartement de ses grands-parents au 45, rue La Bruyère, et le domicile de sa mère, cité Monthiers, proche de la place de Clichy. Il gardera une grande affection pour ce quartier Saint- Georges* où il situera la bataille de boules de neige qui introduit les Enfants terribles (1929). L’année suivante, pour son film le Sang d’un poète (1930), le décor de la cité Monthiers sera entièrement reconstitué aux studios de Billancourt. De même, la rue La Bruyère servira de cadre à son livre Opium, journal d’une désintoxication (1930). Élève au lycée* Condorcet, dont il sera renvoyé pour indiscipline, il échouera au baccalauréat à deux reprises... Dès l’âge de treize ans il se met à dessiner sous le pseudonyme de Japh, ayant selon ses propres termes “un sens presque magique de la ressemblance”. Ses “modèles” sont les personnages des pièces de théâtre et des concerts auxquels il assiste accompagné de son grand-père. À 18 ans, il compose ses premiers poèmes et se fait remarquer grâce à la qualité de son écriture et à ses allures de dandy, par des écrivains amis de sa mère, dont Edmond Rostand. En 1909, il crée avec Maurice Rostand, le fils d’Edmond, la luxueuse revue Schéhérazade, dans laquelle il publie des articles. Il dessine pour la presse illustrée, Le Témoin, Les Humoristes, La Vie parisienne, ou encore Comœdia, où il signe des caricatures, dont celle de Mistinguett* (1910). Après avoir servi comme ambulancier au début de la Première Guerre mondiale, il publie des dessins patriotiques, à l’image de son camarade Raoul Dufy*, dans Le Mot sous le pseudonyme de Jim, rassemblés en 1919, avec ses œuvres antérieures de veine cubisante, les Eugènes de la guerre, dans Le Potomak, dédicacé à son ami, l’aviateur Roland Garros. Cocteau entre de plain-pied dans l’avant-garde en signant le livret du ballet Parade (1917), de Serge Diaghilev, inspiré du tableau de Georges Seurat*, Parade de cirque (1888), sur une musique d’Erik Satie* et des décors de Picasso*, dont il réalisera de nombreux portraits. Après-guerre, à Montmartre, Cocteau sera l’animateur et l’imprésario du célèbre Groupe des Six*, dont son ouvrage le Coq et l’Arlequin (1918) tiendra lieu de “manifeste” aux six compositeurs. Lors d’une audition pour Œdipe Roi (1937), Cocteau rencontre Jean Marais* qui avouera plus tard : “Je suis né deux fois, le 11 décembre 1913 et ce jour de 1937 quand j’ai rencontré Jean Cocteau.” Les deux hommes auront l’un sur l’autre une influence fusionnelle. Celui qui anima la vie artistique et mondaine pendant plus de quarante ans accepta de présider le jury du prix de poésie du Chapitre* artistique de Montmartre sur cette Butte qui l’a vu grandir et où, grâce aux talents de sculpteur de son ami Jean Marais, ses mains demeurent “vivantes”...

NINI PATTE-EN-LAIR

Dotée d’une chevelure noir de jais, on la disait assez laide et vulgaire. Elle fut pourtant l’une des vedettes du quadrille naturaliste devenu le French-Cancan* du Moulin Rouge*. Elle ouvre en 1894 une école de danse et de chant, pompeusement dénommée l’Académie du Cancan. Certains ragots, relayés par la presse, y voient plutôt un havre de la prostitution locale, ce qui l’obligera à renoncer à son activité de “professeur” et à quitter Montmartre pour la province, dans une certaine aisance financière. L’écrivaine montmartroise Françoise Dorin lui a consacré un roman la mettant en scène dans le Montmartre de la Belle Époque, simplement titré Nini Patte-en-l’Air (1990).

SABATIER Robert (1923–2012)

Né à Montmartre, le jeune Robert, qui perd ses parents alors qu’il n’est encore qu’un enfant, est élevé par son oncle à quelques centaines de mètres du Sacré-Cœur*, au 75, rue Labat. Élève à l’école de la rue de Clignancourt (auj. collège Dorgelès), qui vit passer sur ses bancs Paul Doumer, Jean Gabin*, Marcel Bleustein-Blanchet* ou encore Daniel Vaillant*, Robert Sabatier vécut toute sa jeunesse sur la Butte. Les vingt premières années de sa vie professionnelle se passent dans des maisons d’éditions, aux Presses universitaires de France puis comme directeur littéraire des éditions Albin Michel. L’univers du papier ne lui est pas étranger, et résonne encore du bruit des rotatives de la petite imprimerie de son oncle. Au début des années 1950, il se lance dans l’écriture et publie une dizaine de romans qui ne retiennent guère l’attention, à l’exception de Boulevard (1956), dont l’histoire se déroule en plein Pigalle*, porté à l’écran par Julien Duvivier en 1960, avec Jean-Pierre Léaud et Pierre Mondy. Il lui faudra attendre l’année 1969 et la sortie de son roman aux accents autobiographiques, les Allumettes suédoises, pour être reconnu du grand public. Énorme succès de librairie, ce roman empreint des souvenirs de sa jeunesse montmartroise sera suivi de sept autres opus formant le cycle romanesque Le Roman d’Olivier. Homme d’une grande érudition, Robert Sabatier publiera également des essais philosophiques et des recueils de poésie, couronnés par une Histoire de la poésie française (1982) qui fait référence. Son roman, les Allumettes suédoises, sera adapté à la télévision en 1996. Associé à Montmartre grâce à ses écrits, Robert Sabatier fut élu en 1971 à l’Académie Goncourt.

Recension parue dans Montmartre Addict, le 23 juin 2022

"Ecrit par Jean-Marc Tarrit, montmartrois depuis trois générations et figure de la Butte, [Montmartre : le dictionnaire] retrace en près de 1000 pages l'histoire des lieux, des personnages et des évènements qui font la richesse exceptionnelle de ce village qu'on aime tant."

"[L'auteur] a souhaité faire quelque chose qui puisse vraiment intéresser le plus grand nombre, même en dehors de Montmartre."

"On peut sans difficulté se perdre durant des heures dans les pages de cette véritable bible."

Paru dans "Evolutions d'automne", #CDF Mag 2000, le 20 octobre 22022

Par Laurent Gourlay :

"[...] Jean-Marc Tarrit [publie] un copieux et réjouissant Dictionnaire Montmartre. De Abadie à Zut, du martyr saint Denis aux musiciens de Daft Punk, il présente en 996 pages et un millier d'articles les petits et grands faits du quartier, ses personnages célèbres ou peu connus, ses hauts lieux et ses endroits secrets. Ce Dictionnaire Montmartre est une balade passionnante, éclectique et érudite dans les rues de Montmartre qui raconte ce lieu mystique avec beaucoup de talent."