Dictionnaire du Rabelais Breton Noël du Fail Agrandir

Dictionnaire Noël du Fail. Le Rabelais breton

Par Pierre Maillard, président de l'association des Amis de Noël du Fail

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460641

9782350306414

23,70 €

À l’occasion du cinq-centième anniversaire de la naissance de Noël du Fail, les éditions Atlande publient trois volumes consacrés à Noël du Fail, dont un ouvrage de référence présenté sous forme de dictionnaire. Tenant à la fois de la biographie, ru roman vrai, de l'essai ou de répertoire, cet original dictionnaire amoureux séduira les amateurs de Noël du Fail, de la Bretagne, ou encore de la période de la Renaissance. 

  • Hauteur : 22
  • Largeur : 11,8
  • Nombre de pages : 448
  • Reliure : broché

 

Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11

Repères historiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17

Chronologie de la vie du Noël du Fail. . . . . . . .33

Dictionnaire Noël du Fail. . . . . . . . . . . . . . . . . .37

Bibliographie de Noël du Fail. . . . . . . . . . . . . .425

Bibliographie sur Noël du Fail. . . . . . . . . . . . .429

Liste des entrées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .441

 

Pierre Maillard, né en 1954, a croisé en 2003 le chemin de Château Letard, logis natal de Noël du Fail. À la restauration de ce qui était devenu une remise agricole a succédé l’engouement pour l’enfant de Saint-Erblon, figure de la Bretagne délaissée par la postérité. De la chirurgie orale à l’association des Amis de Noël du Fail, fondée en 2011, il n’y avait qu’un pas : la passion en partage. Faire renaître au coeur des Bretons d’aujourd’hui cette belle personnalité de la Renaissance en Bretagne, telle devint la mission de Pierre Maillard et de l’association, concrétisée par des recherches minutieuses, plusieurs publications et colloques et divers projets à destination du grand public.

BALIVERNE ET BALIVERNERIE

S’il y a bien un mot, un terme auquel on associe Noël du Fail, c’est bien celui de balivernerie, ce mot qui forme le titre du second ouvrage de notre ami, paru en 1548 pour la première édition, et qui sonne si bien la facétie des anecdotes qu’il nous relate ! Selon l’analyse d’Emmanuel Philipot* dans son Essai sur le style et la langue de Noël du Fail (1914), paru en même temps que sa monumentale thèse de doctorat sur la vie et l’oeuvre de du Fail, le terme balivernerie passe pour une création de du Fail, tout comme le verbe baliverner qui n’est pas attesté avant lui (Dictionnaire général de la langue française). Mais il faut bien distinguer ces deux mots assez proches : balivernes et baliverneries.

Si l’on se réfère à la 8e édition du Dictionnaire de l’Académie française (1935), la définition de la baliverne en est la suivante :

Baliverne, nom féminin. Propos frivole, occupation futile. Ce qu’il vous dit là est une baliverne, une franche baliverne. S’occuper de balivernes, Il s’amuse à des balivernes, à de pures balivernes. Il est familier.

Pour le dictionnaire Littré, il s’agit de “propos frivole, chose puérile”. Les exemples produits nous montrent que le terme est usité bien après l’époque où du Fail l’aurait créé :

Je n’entends rien à ces balivernes (Molière, Les Précieuses ridicules, 1659).