1914, un destin alsacien
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1914, un destin alsacien

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Mes mémoires, ou les aventures variées du fils d'un pauvre homme,

par Achille Walch

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Témoignages

Des textes à transmettre.


1914, Un destin Alsacien

1914. La guerre fait irruption dans un monde villageois qui va être arraché à lui-même. Entre Belfort et Mulhouse, à Carspach, un petit peuple d'ouvriers et de paysans se retrouve sur la ligne de front avant d'être déplacé par l'autorité allemande à l'autre extrémité de l'Alsace. Un père, Moritz, se réfugie en France. Son fils, Achille, devient malgré lui soldat du Kaiser ; il a 17 ans. Tous deux reviendront à Carspach, et chacun restera marqué à jamais par les événements. Achille tient des carnets en allemand, dont il tire ses mémoires. Le présent ouvrage, traduit en fançais, en retient la première partie jusqu'en 1923. Il fait revivre la guerre des civils et des militaires, le destin d'une région frontalière chahutée entre la France et l'Allemagne et le voyage initiatique d'un jeune homme entrant dans l'âge adulte.

1914, un destin alsacien est le premier ouvrage de la collectionTémoignages, qui rassemble des textes à transmettre, pour une histoire vécue.

Fiche technique

Référence
460321
ISBN
9782350303215
Hauteur :
17,8 cm
Largeur :
12 cm
Nombre de pages :
256

PREFACE
PORTEFOLIO
AVANT-PROPOS

MES MÉMOIRES OU LES AVENTURES VARIÉES DU FILS D’UN PAUVRE HOMME

NOTES

Achille Walch, francophile et pas du tout francophone, vient d'une modeste famille du Sud-Alsace. Il a rédigé ses mémoires, traduits ici en français, une fois à la retraite. Pris dans la tourmente de la Grande Guerre, d'abord comme civil puis comme soldat, il a découvert la vie au gré des événements et en a forgé sa propre philosophie.

Notre camarade Werner, un étudiant issu d'une famille de la petite bourgeoisie, et dont le ventre grondait lui aussi de faim, avait cependant mal pris la chose. L'expression de « sale Boche » ne passait pas. Il a pris Henri à partie : « J'admire le courage avec lequel tu veux tuer ce sale Boche. » Henri avait compris qu'il avait touché une corde sensible chez notre bon camarade allemand. Il a fait marche arrière et fit remarquer : « Je ne parle pas de toi. Je parlais du sale Boche qui garde les pommes de terre, là-bas. »

Mais Werner, qui restait neutre d'habitude, semblait toujours blessé. En tant qu'Allemand, il n'avait pu que mal recevoir ce qu’Henri avait proféré. C'est pourquoi il lui a fait la remarque suivante. « L'homme qui se trouve là-bas n'est pas non plus un sale Boche. Il ne fait que ce qu'il a à faire. C’est ce qu'on appelle faire son devoir. Tu ne fais rien d'autre, quand tu surveilles les prisonniers de la cave, ou bien quand tu gardes la cuisine pour qu'il n'y ait pas de vols. Dans ces moments-là, tu es aussi un sale Boche, pas vrai ?

— Pas du tout, je suis une sale tête de Français ! », a répondu Henri, irrité. Il était à court d'arguments et il ne savait plus comment faire face à toute cette philosophie. « Alors c'est une autre affaire », attisa Werner, « en tant que Français tu as le droit de flinguer ton ennemi de sang-froid, afin de pouvoir récupérer tes pommes de terre. »

p. 149-150

"L'enfant devenu fantassin…", recension publiée dans le journal alsacien L'Ami hebdo le 24 avril 2016.
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